Aryna Sabalenka n’a pas mâché ses mots. À quelques jours de Roland-Garros, la numéro une mondiale a exprimé un mécontentement profond concernant la répartition des revenus dans les tournois du Grand Chelem. Au cœur du débat : le prize money. Selon plusieurs estimations, les joueurs ne percevraient qu’environ 14 % des revenus générés par Roland-Garros, un chiffre jugé largement insuffisant par une grande partie du circuit.
“Sans nous, il n’y a pas de spectacle”
En marge du WTA de Rome 2026, Sabalenka a tenu un discours particulièrement ferme : » Quand on voit les chiffres générés et ce que reçoivent les joueurs… le spectacle, c’est nous. Sans nous, il n’y aurait pas de tournoi, pas de divertissement. Nous méritons clairement un pourcentage plus élevé. «
Un message clair, qui reflète un ras-le-bol grandissant chez les joueuses comme chez les joueurs.
L’idée d’un boycott prend de l’ampleur
Longtemps considérée comme irréaliste dans un sport aussi individualiste que le tennis, l’idée d’un boycott des Grands Chelems semble désormais moins taboue.
Sabalenka elle-même n’écarte plus cette possibilité : « Peut-être qu’à un moment donné, nous boycotterons les Grands Chelems. J’ai l’impression que c’est la seule manière de défendre nos droits. «
Une déclaration forte, qui pourrait marquer un tournant dans les relations entre les joueurs et les organisateurs.
Une mobilisation collective en gestation
La Biélorusse insiste également sur la nécessité d’une action commune, notamment du côté du circuit féminin : » Aujourd’hui, je pense que nous, les joueuses, pouvons nous réunir, rester unies et défendre cette cause. Nous voyons des choses très injustes. À un moment, nous irons dans cette direction, je pense. «
Un appel à l’unité dans un sport où les intérêts individuels priment souvent sur les actions collectives.
Un bras de fer à venir ?
Pour l’instant, les discussions se poursuivent entre les représentants des joueurs et les organisateurs des Grands Chelems. L’objectif reste de trouver un accord satisfaisant pour toutes les parties. Mais une chose est certaine : la sortie médiatique de Sabalenka change la donne. Elle met en lumière un malaise profond et pourrait accélérer les négociations.
Le tennis est peut-être à l’aube d’un affrontement inédit. Et cette fois, les joueurs semblent prêts à aller beaucoup plus loin pour se faire entendre.




