Niko Kovac avait choisi d’associer Guirassy à Fábio Silva, avec Carney Chukwuemeka en soutien et Felix Nmecha capable de se projeter depuis le milieu. L’intérêt de cette organisation apparaît rapidement : plusieurs joueurs peuvent participer à une même attaque, plutôt que d’attendre une solution individuelle du seul avant-centre.
Silva se procure ainsi deux occasions très tôt, mais Stas Pokatilov résiste. Le premier but résume ensuite ce que Dortmund sait bien faire lorsque les connexions fonctionnent : progression sur le côté droit, échanges dans les derniers mètres, frappe de Nmecha et ballon repoussé que Guirassy vient reprendre à proximité du but. Le mérite du buteur consiste ici à lire l’action jusqu’au bout. Il ne produit pas le tir initial ; il exploite le moment où le gardien ne peut plus contrôler le ballon.
Cette ouverture aurait dû permettre aux visiteurs d’installer une rencontre plus calme. Elle n’en a rien fait. Sabah est progressivement revenu, tandis que les attaques allemandes perdaient leur structure. Le but refusé à Joy-Lance Mickels pour hors-jeu avait déjà signalé le danger. À la 39e minute, le coup franc de Tymoteusz Puchacz trouve McCarthy au second poteau : sa tête remet les deux équipes à égalité.
L’égalisation sanctionne une fragilité précise. Dortmund a laissé un adversaire attaquer une zone décisive sur un ballon arrêté. Le duel perdu par Waldemar Anton pèse dans cette séquence ; réduire toute l’action à la faute d’un seul défenseur dispenserait toutefois le bloc de s’interroger sur son organisation. Les interventions de Gregor Kobel face à Veljko Simic puis Kaheem Parris empêchent ensuite Sabah de passer devant avant la pause.













