Melbourne adore les histoires de sang-froid. Elena Rybakina vient d’en écrire une de plus. La Kazakhe s’est qualifiée pour la finale de l’Open d’Australie 2026 en dominant Jessica Pegula (6-3, 7-6 [9]) au terme d’un match sous haute tension, où elle a dû battre une adversaire coriace… et ses propres démons.
Solide d’entrée, implacable dans les moments clés, la Kazakhe a tenu bon quand tout pouvait basculer. Le tie-break du deuxième set, irrespirable et interminable, a réveillé de vieux souvenirs : « Le final a été très stressant. J’ai perdu un tie-break épique il y a quelques années, sans doute le plus long de l’histoire du tennis féminin. J’ai eu des flashbacks… mais cette fois, j’ai gagné. » a-t-elle expliqué.
Gagner le match… et la bataille mentale
Face à une Pegula accrocheuse, montée en puissance dans le deuxième set, Rybakina n’a jamais paniqué. Elle a absorbé la pression, accepté la nervosité et transformé l’expérience passée en carburant mental. Résultat : une place en finale et un message clair envoyé au circuit « Je prends énormément de positif de ce match « , a-t-elle glissé, avant d’expliquer sa recette pour récupérer : « Demain, je m’entraîne, puis je vais en ville faire du shopping pour me détendre. J’aime sortir des courts et passer du temps avec mon équipe. «
Double récompense : finale et retour dans le Top 3
Cette qualification ne vaut pas qu’un billet pour samedi. Elle propulse aussi Rybakina de retour dans le Top 3 mondial dès lundi. Deux places gagnées, Coco Gauff éjectée du podium, reléguée au 5e rang. Une bascule lourde de sens. Mieux encore : en cas de sacre à Melbourne, Rybakina se rapprocherait dangereusement de la 2e place d’Iga Swiatek. Le classement WTA commence sérieusement à trembler.
La finale qui fait saliver
Samedi, place au choc. Aryna Sabalenka, puissance brute et championne en mission, face à Rybakina, froide, méthodique, létale sous pression. Deux styles, une intensité maximale, une finale qui sent la poudre. Troisième finale de Grand Chelem pour Rybakina. Cette fois, elle n’est plus l’outsider silencieuse. Elle arrive avec de l’expérience, de la confiance… et la certitude qu’elle est exactement là où elle doit être.
Le public de Melbourne est prêt. Rybakina aussi.




