Elena Rybakina vient de franchir une nouvelle dimension. En remportant l’US Open 2026, la Kazakhe a ajouté un troisième titre du Grand Chelem à son palmarès et, surtout, s’est offert un défi qui pourrait définitivement changer son statut dans l’histoire du tennis.
Car désormais, il ne lui manque plus qu’un seul trophée. Roland-Garros.
Si Rybakina parvient à triompher sur la terre battue parisienne, elle rejoindra le cercle extrêmement fermé des joueuses ayant réalisé le Career Grand Slam, c’est-à-dire remporté les quatre tournois majeurs au cours de leur carrière.
Une collection presque complète
Son sacre à Flushing Meadows a complété une partie essentielle du puzzle. Rybakina avait déjà remporté Wimbledon en 2022 avant de s’imposer à l’Open d’Australie en 2026. L’US Open est désormais dans la vitrine.
Paris est la dernière pièce manquante.
Le défi est immense, évidemment. La Kazakhe n’a encore jamais dépassé les quarts de finale à Roland-Garros. Mais son évolution récente change complètement la perspective.
Elle arrive désormais avec une confiance maximale, une maturité supérieure et le statut de meilleure joueuse du monde. Autrement dit, Rybakina n’a plus besoin de rêver à cette légende : elle peut réellement aller la chercher.
Huit légendes ont déjà réussi
Depuis le début de l’ère Open en 1968, seules huit joueuses ont réussi à conquérir les quatre tournois du Grand Chelem.
Margaret Court a été la première à compléter cette collection en 1970, avant Billie Jean King en 1974, Chris Evert en 1982 et Martina Navratilova en 1983.
Steffi Graf a ensuite réalisé l’exploit en 1988, avant Serena Williams en 2003 et Maria Sharapova en 2012. Rybakina pourrait devenir la prochaine.
Et son nom serait alors associé à certaines des plus grandes légendes de l’histoire du tennis féminin.
Un duel historique avec Swiatek ?
Rybakina n’est cependant pas la seule à se retrouver dans cette situation.
Iga Swiatek est elle aussi à une victoire de compléter son propre Career Grand Slam. Mais contrairement à la Kazakhe, c’est l’Open d’Australie qui manque encore à son palmarès. Une course fascinante pourrait donc se dessiner entre les deux championnes : qui sera la première à décrocher le dernier Grand Chelem qui lui manque ?
La Polonaise possède déjà une impressionnante expérience sur terre battue, tandis que Rybakina a démontré qu’elle pouvait également briller sur cette surface, notamment avec son titre à Rome.
Rybakina peut-elle écrire une nouvelle page ?
Sur le papier, rien n’est garanti. Le tennis féminin actuel est extrêmement compétitif et Roland-Garros reste un tournoi particulièrement exigeant. Mais Rybakina possède désormais quelque chose de précieux : la certitude qu’elle peut gagner partout.
Après Wimbledon, Melbourne et New York, la Kazakhe arrive à Paris avec une mission claire.
Et si Rybakina soulève un jour la Coupe Suzanne-Lenglen, son nom ne sera plus seulement celui d’une championne de Grand Chelem. Il deviendra celui d’une joueuse ayant tout gagné.




