« Un club à sauver »
La parenthèse à VII refermée, Thibaud Mazzoleni retrouve son quotidien de joueur de l’ASL, en Fédérale 1. Un quotidien où le rêve de phases finales a laissé place à une opération maintien. À six journées de la fin, Layrac (30 pts) ne possède plus qu’une longueur d’avance sur la zone de relégation, où se trouve Lourdes et… Soustons, qu’il affronte ce dimanche 1er mars, dans les Landes, pour « un match à la vie, à la mort. Celui qui perdra restera – ou se retrouvera – dans la zone rouge. Or, c’est toujours mieux de regarder les mecs derrière soi que d’aller les chercher devant. J’en parlais avec Mathieu Tesquet : il faut qu’on se concentre sur nous-mêmes et que l’on n’attende pas après les autres. »
Pour l’ancien Agenais, le doute né de la première défaite à domicile (27-29 contre Peyrehorade), lors de la deuxième journée de championnat, a pris le pas sur la confiance engrangée lors de la victoire initiale en terre sarladaise (14-20). Lorsqu’il se penche sur les raisons d’une saison si compliquée, impossible pour lui, par ailleurs, de ne pas évoquer les conditions dans lesquelles évolue l’équipe, avec un terrain d’honneur transformé en champ de boue.
« Des conditions qui ne nous permettent pas de nous entraîner correctement, même si nous avons accès au synthétique d’Armandie. Le vendredi, à Layrac, on utilise le terrain annexe, où il n’y a pas forcément de lumière. Il n’y a pas de lignes, pas de poteaux, il ne fait pas la largeur… Ce n’est pas la meilleure façon de se préparer. Mais on a un club à sauver et il va falloir faire le dos rond. » Et faire preuve d’une plus grande maîtrise, car une formation de « bas de tableau, en manque de confiance » n’a vraiment pas besoin d’une indiscipline chronique, marquée par une accumulation de cartons.



