Que vaut cette équipe de Minnesota embarquée sur des montagnes russes depuis le début de saison ? Au pied du podium à l’Ouest sans jamais vraiment convaincre, les coéquipiers d’Anthony Edwards ont le potentiel pour se mêler à la course au titre ou… basculer dans le «play-in». Pour Rudy Gobert, la rencontre de ce dimanche face au Thunder prend des allures de révélateur.
« C’est un très, très gros défi pour nous, une belle opportunité », estime le Français. « Je pense que le Thunder est en fait un très bon exemple de ce que nous voulons être en termes d’état d’esprit. Je ne parle pas de talent, je parle simplement de leur mentalité : se mettre totalement au service de l’équipe et laisser ensuite le jeu faire le reste. C’est une équipe qui joue dur tous les soirs, peu importe qui est sur le parquet, et pendant 48 minutes. Et je pense que c’est exactement le test dont nous avons besoin, donc j’ai vraiment hâte d’y être. »
Une irrégularité inscrite dans l’ADN
Au-delà du test, c’est donc aussi une rencontre peut-être décisive pour la suite puisque les Wolves n’ont que deux victoires de plus que les Suns, actuellement 7e, en position de disputer le «play-in».
Le problème a été identifié : la défense est catastrophique depuis 10 jours. A tel point que les Wolves se classent 29e sur 30 au classement des défenses sur cette période de quatre matches.
«C’est un problème de communication» assure Anthony Edwards. «Oui, c’est surtout un problème de communication. Les équipes nous agressent très tôt dans les matchs. Nos pertes de balle n’aident clairement pas, surtout quand notre défense n’est pas à un niveau élevé. Je pense que le principal problème, ce sont nos pertes de balle, surtout les miennes.»
Ce qu’il faudra éviter, c’est de répéter le couac du 3e quart-temps face aux Warriors avec 39 points encaissés. « Je viens de dire à l’équipe que c’est un peu un microcosme de notre saison », expliquait Finch vendredi. « On peut bien jouer, faire les bonnes choses et en être récompensés. Puis on perd complètement notre concentration, on régresse d’un ou deux niveaux. Ils sont revenus dans le match, et nous avons arrêté de fournir l’effort supplémentaire en défense, il a fallu se ressaisir. Et malheureusement, cela fait partie de notre ADN. »




