L’équipe de Gian Piero Gasperini a pris le match par le col. Chaque ballon perdu était aussitôt disputé, chaque première passe madrilène gênée. À la 20e minute, Matías Soulé sert Marten de Roon, qui ouvre le score au bout d’une action née d’une relance manquée d’Aurélien Tchouaméni.
La réponse arrive cinq minutes plus tard. Yan Diomande remet de la tête pour Kylian Mbappé, qui égalise. Un éclair individuel précieux, qui ne règle pourtant rien du reste : à 1–1, les problèmes collectifs madrilènes sont toujours là.
Le 4–2–3–1 de départ aligne beaucoup de talent devant, avec Mbappé, Vinícius, Diomande et Jude Bellingham. Mais empiler les attaquants ne suffit ni à sortir proprement le ballon ni à protéger ce qu’il y a derrière. Le duo Tchouaméni–Valverde peine à donner du liant aux possessions, et les ballons longs empêchent trop souvent plusieurs joueurs de monter ensemble.
La reprise creuse l’écart. À la 51e, une talonnade manquée de Vinícius lance l’attaque romaine : Rodrigo Mora trouve Donyell Malen, 2–1. Six minutes plus tard, Soulé sert de nouveau Malen, 3–1. Deux passes décisives pour l’Argentin, un doublé pour le Néerlandais : la Roma est meilleure, et cela n’a rien à voir avec le prestige des noms d’en face.














