Carlos Alcaraz poursuit la montée en puissance de son entraînement, alors qu’il tente de se préparer à un éventuel retour à l’US Open.
L’Espagnol n’a plus disputé le moindre match officiel depuis l’Open de Barcelone, en avril. Il s’était blessé au poignet droit lors de sa victoire au premier tour face à Otto Virtanen, avant de déclarer forfait pour son match du deuxième tour contre Tomas Machac.
Ce qui semblait initialement être une blessure susceptible de l’éloigner des courts pendant une courte période s’est finalement transformé en une absence bien plus longue. Âgé de 23 ans, Alcaraz a manqué le Masters 1000 de Madrid, puis déclaré forfait pour Roland-Garros, où il devait défendre son titre. Sa convalescence l’a également privé de Wimbledon.
Alcaraz devait initialement effectuer son retour lors de la tournée nord-américaine sur dur. Cincinnati apparaissait comme le rendez-vous le plus probable pour son comeback, mais il a finalement renoncé à participer au Masters 1000, poursuivant son travail pour retrouver l’intégralité de ses capacités physiques.
Ces dernières semaines ont toutefois apporté quelques signes encourageants. Alcaraz a repris l’entraînement et augmente progressivement l’intensité de ses séances. Son équipe reste très prudente avec son poignet, tandis que l’US Open constitue désormais la principale inconnue autour de son retour.
Rick Macci estime les chances d’Alcaraz à 50/50 pour l’US Open
Rick Macci suit de près la récupération d’Alcaraz depuis plusieurs mois. L’ancien entraîneur de Serena et Venus Williams avait déjà expliqué ne pas être inquiet face à la longue absence de l’Espagnol. Il n’avait pas non plus considéré son forfait à Cincinnati comme un signe alarmant.
Macci a désormais réagi aux dernières images montrant Alcaraz s’entraîner à une intensité plus élevée. S’il considère que voir l’Espagnol frapper à pleine vitesse constitue une nouvelle étape importante, il a également rappelé que l’entraînement est très différent d’un retour à la compétition après une aussi longue absence.
« Carlos practicing ripping shipping dripping and flipping full speed is the next step. IF he plays the U.S. OPEN which I feel is 50/50 then the journey begins, » a écrit Macci sur X.
L’expérimenté entraîneur américain a ensuite expliqué pourquoi le fait d’être performant à l’entraînement ne signifie pas forcément qu’Alcaraz est prêt à affronter toutes les exigences d’un tournoi du Grand Chelem.
« Live combat is very very different for any soldier in the battlefield than the practice field. With fans in the stands and cameras clicking and your heart ticking the nervous system which has been flatlined for 6 months is jolted with lightning strikes of thunder and then the mind can start to wonder. »
La prédiction de Macci, qui évalue les chances d’Alcaraz à 50/50, témoigne de l’incertitude qui entoure encore la situation de l’Espagnol à l’approche de l’US Open. Même si son poignet répond correctement à l’entraînement, le joueur devra composer avec une réalité qu’il n’a plus connue depuis avril : les exigences physiques et mentales du tennis de compétition.
Il aurait également peu de temps pour retrouver progressivement son meilleur niveau. Revenir directement lors d’un tournoi du Grand Chelem signifie potentiellement disputer des matches au meilleur des cinq sets tous les deux jours. Alcaraz devrait relever ce défi sans avoir bénéficié de la moindre préparation en compétition depuis Barcelone.
D’autres experts s’inquiètent du retour d’Alcaraz
La blessure d’Alcaraz a interrompu un excellent début de saison 2026. Il a remporté son premier titre à l’Open d’Australie en battant Novak Djokovic en finale, devenant ainsi le plus jeune joueur de l’histoire à compléter le Grand Chelem en carrière. Il a ensuite décroché un nouveau titre à Doha.
L’Espagnol a par la suite atteint les demi-finales à Indian Wells, où il s’est incliné face à Daniil Medvedev, avant de subir une élimination précoce contre Sebastian Korda à Miami. Âgé de 23 ans, il a également atteint la finale du tournoi de Monte-Carlo, perdue en deux sets face à Jannik Sinner, peu avant que sa blessure au poignet ne mette un terme à sa saison.
Macci n’est pas le seul ancien joueur à s’être exprimé sur la suite du parcours d’Alcaraz.
Ancien 21e mondial, Steve Johnson a récemment exhorté Alcaraz à ne pas précipiter son retour. Il a insisté sur l’importance capitale du poignet dans le jeu de l’Espagnol et estimé que la protection de sa carrière à long terme devait primer sur la volonté de revenir pour un seul tournoi.
Andy Roddick a lui aussi reconnu qu’il ignorait si Alcaraz serait en mesure de participer au tournoi new-yorkais. L’ancien champion de l’US Open estime que la présence de l’Espagnol reste incertaine après une si longue période sans tennis de compétition.
L’expert en prévention des blessures Stephen Smith a lancé une mise en garde encore plus forte. Il a déclaré qu’il serait surpris de voir Alcaraz participer au tournoi et a souligné les risques liés à un retour immédiat au meilleur des cinq sets à New York.
Pour l’heure, Alcaraz continue de s’entraîner et de tester son poignet à une intensité croissante. C’est une évolution positive après près de quatre mois loin de la compétition, mais pour Macci, le véritable test ne débutera que lorsque l’Espagnol retrouvera un court avec un adversaire de l’autre côté du filet.
La question de savoir si cela se produira à l’US Open reste, selon les mots de Macci, une affaire à 50/50.




