En difficulté au Real Madrid,
Eduardo Camavinga est prévenu. « Il est mort s’il ne se remet pas à
l’endroit », alerte Walid Acherchour.
La saison dernière a été compliquée pour Eduardo Camavinga. Et
après son absence à la Coupe du monde 2026, pour laquelle Didier
Deschamps ne l’a pas retenu, la préparation estivale ne se passe
beaucoup mieux pour lui au Real Madrid, désormais entraîné par José
Mourinho. Après avoir joué 90 minutes contre Leganes, le milieu de
terrain français a aussi disputé l’intégralité du match amical face
à la Fiorentina (2-2), samedi. Et malgré sa passe décisive sur le
deuxième but merengue (24e), « Cama » n’a pas
convaincu les observateurs.
Le quotidien AS n’a ainsi pas été tendre avec
l’international tricolore (23 ans). « Comme pour la Lune,
il y a toujours deux faces. La plus inquiétante est incarnée par
Eduardo Camavinga, toujours aussi irrégulier, distrait et fragile
que lors de sa saison dernière décevante, a écrit le
journaliste Tomas Roncero. Le polyvalent Français, autrefois
étoile montante, est devenu un véritable fiasco. Il ne progresse
pas et n’apporte rien au jeu de l’équipe au milieu de terrain. Si
une bonne offre arrivait de Premier League, il faudrait la
saisir. »
Un constat partagé en France par Walid Acherchour qui, sur RMC,
a fait part de son inquiétude pour le Merengue. « Là où il
est mort s’il ne se remet pas à l’endroit, c’est que quand ta
carrière c’est Rennes, Real Madrid et équipe de France, la chute
fait très, très mal si tu redescends. En termes d’ego, quand tu as
commencé au Real Madrid et que tu n’arrives pas à t’imposer là-bas
alors que (Luka) Modric est parti, (Toni) Kroos est parti, et que
même le petit (Thiago) Pitarch est passé devant lui cette année,
attention », a-t-il déclaré dans L’After
Foot.
Pour Eduardo Camavinga, « la descente est
vertigineuse »
« Il y a deux ans, quand personne ne connaissait
Pitarch, lui soulevait la Ligue des champions en étant titulaire ou
douzième homme. La descente est vertigineuse, insiste le
consultant. Je lui souhaite tout le bonheur du monde à
Camavinga parce qu’on en a besoin en équipe de France. Mais demain,
qu’est-ce tu fais en termes d’ego ? Tu vas aller où ? À
Dortmund ? En Italie ? En fait, toutes les pistes, c’est
une rétrogradation, une régression. » Et l’arrivée à son
poste d’un joueur comme Rodri, annoncée par la presse madrilène, ne
va rien arranger.
« Les gens vont dire ‘Camavinga, c’est surcoté’ et ça,
à un moment donné, ça trotte dans la tête des mecs, redoute
Walid Acherchour. Ce n’est pas évident comme trajectoire de
carrière. Comment la gérer ? Quand je vois ses derniers
matches, j’espère que c’est juste un mauvais passage – qui dure
longtemps. Il va falloir faire quelque chose mais je n’entends pas
de rumeur à son sujet, il n’y a pas de volonté de le relancer. Je
suis inquiet. » L’ex-prodige du Stade Rennais est
clairement à un tournant de sa carrière. À lui de prendre la bonne
direction.




