Toute la saison, les Wolves ont alterné le très bon et le très mauvais, avec une grosse tendance à la suffisance. Plusieurs fois, Rudy Gobert et Chris Finch avaient pointé du doigt le manque de discipline et de régularité de l’effectif dans l’effort, et cette nuit, ils l’ont payé très cher. Surtout dans le 3e quart-temps alors qu’ils étaient revenus à la hauteur des Spurs.
«Dans une série serrée comme celle-ci, surtout à l’extérieur, le moindre momentum leur donne de l’énergie» rappelle Ayo Donsunmu. «Après notre remontée, j’ai prévenu Ant’ qu’on était à égalité… Je crois qu’il a raté un shoot extérieur, puis on est revenus en défense et on a encaissé un tir à 3-points, et ensuite tout est parti en vrille avec leur série. Mais ce qui me vient en tête immédiatement, c’est les erreurs de plan de jeu.»
Trouver le bon équilibre entre l’instinct et le cadre
Ces «erreurs de plan de jeu», c’est Naz Reid qui en parle le mieux. A l’écouter, les Wolves font parfois davantage confiance à leur instinct, quitte à sortir des systèmes.
«On travaille sur certaines choses pour une raison et on doit suivre le plan de jeu. Évidemment, les coachs savent ce qu’ils font. Ils passent énormément de temps au scouting et à préparer les matchs, et nous, on fait le travail sur le terrain» résume le 6e homme des Wolves. «Enfin… une partie du travail, parce qu’on est sur le parquet. On peut parfois sentir certaines choses dans le match, mais les coachs font leur boulot pour une raison, et ils n’ont pas tort. Il faut donc être plus solide, suivre le plan de jeu, comprendre le contexte, le timing des situations, et trouver le bon équilibre entre le feeling du moment et ce que les coachs demandent. Parce que comme je l’ai dit, ils n’ont pas tort.»
Même si ses joueurs reconnaissent qu’ils sont sortis des schémas et du plan de jeu, Chris Finch rappelle que c’est à lui de les remettre dans le droit chemin. Et il en endosse aussi les responsabilités.
«On s’est éloignés de ce qui fonctionnait et puis notre défense s’est complètement effondrée» regrette le coach des Wolves à propos du 3e quart-temps. «On a encaissé 30 points, je crois, dans les six dernières minutes du troisième quart-temps. Beaucoup de ça venait simplement du contrôle du porteur de balle, de la défense sur le ballon. Offensivement, on avait trouvé des choses qui marchaient, puis on a commencé à sortir des systèmes, à improviser. Et ça, c’est mon boulot : je dois nous remettre sur les rails. Ça, c’est pour moi.»
Auteur d’un vilain 6 sur 17 aux tirs, Julius Randle est le seul qui lâche l’expression qui fâche. «On n’a tout simplement pas fait preuve de discipline, de continuer à faire ce qui marchait. En attaque, c’est difficile de trouver des paniers, donc quand on trouve quelque chose qui fonctionne, on doit s’y tenir. Il faut avoir la discipline et la patience de continuer.»




