Une nouvelle loi sur le sport
professionnel pourrait rebattre les cartes au sein du football
français.
Nasser al-Khelaïfi pourrait bientôt voir son rôle au sein du
football français évoluer avec l’adoption prochaine de la nouvelle
loi sur le sport professionnel, dont l’article 8 vise à mieux
encadrer les conflits d’intérêts. Une disposition qui concerne
directement le président du PSG, également à la tête de beIN Media
Group, propriétaire de beIN Sports. Comme le rapporte L’Équipe, le
texte prévoit notamment que certaines fonctions exercées au sein
des sociétés commerciales du football professionnel soient
incompatibles avec la détention d’intérêts ou l’exercice de
responsabilités dans une entreprise de diffusion audiovisuelle.
« Les fonctions de directeur général, de membre du
directoire ou de membre de l’organe délibérant en tenant lieu d’une
société commerciale créée en application des articles L. 333-1 ou
L. 333-2-1 sont incompatibles avec la détention d’intérêts ou
l’exercice de fonctions dans une entreprise de diffusion
audiovisuelle, à l’exception des fonctions exercées dans une
entreprise de diffusion audiovisuelle contrôlée directement ou
indirectement par ladite société commerciale », peut-on lire
sur le site du Sénat.
La situation de Nasser al-Khelaïfi apparaît donc
particulièrement sensible, alors que beIN Sports participe
régulièrement aux discussions concernant les droits télévisés du
football français. En l’état, le dirigeant qatari pourrait être
contraint de quitter certains organes décisionnaires, notamment son
siège au conseil d’administration de la Ligue de football
professionnel, sauf à revoir son organisation autour de beIN Media
Group.
Quel avenir pour Nasser al-Khelaïfi ?
Dans son entourage, on rappelle toutefois que le président
parisien se met déjà en retrait lors des votes portant sur des
dossiers sensibles. Certains observateurs estiment également qu’il
pourrait conserver une partie de son influence en abandonnant
simplement son titre officiel au sein du groupe audiovisuel.
La future application du texte pourrait donc entraîner une
réorganisation importante autour de Nasser al-Khelaïfi, sans
nécessairement remettre en cause l’ensemble de son poids dans les
instances du football français. Affaire à suivre.




