Le PSG affronte samedi Manchester
United. Un match de préparation qui fait ressurgir de terribles
souvenirs aux supporters parisiens.
On apprend souvent des échecs. Le PSG est passé par là. Avant de
remporter deux fois de suite la Ligue des champions, en 2025 et
2026, le club de la capitale a connu quelques désillusions
mémorables sur la scène européenne. La plus célèbre reste
probablement la « remontada » réalisée par le FC
Barcelone en mars 2017, victorieux 6-1 au retour après une défaite
4-0 en huitième de finale aller de la Ligue des champions.
Alors que le PSG de Luis Enrique joue ce samedi 8 août contre
Manchester United dans le cadre d’un match de préparation, il ne
faut pas oublier cet autre retentissant échec dans l’histoire
récente du PSG. Le drame s’est noué en 2019, toujours au stade des
huitièmes de finale de la C1. Ford d’un succès, 2-0, obtenu en
terre anglaise à l’aller, Kylian Mbappé et ses coéquipiers vont à
nouveau plonger.
Romelu Lukaku, l’attaquant belge de Manchester United, avait
d’abord refroidi le Parc des Princes en ouvrant le score dès la 2e
minute, profitant de la fébrilité de la défense de la capitale,
symbolisée par Thilo Kehrer et Thiago Silva, avant un doublé
inscrit à la 30e (1-2). Sur ce deuxième but de l’avant-centre des
Diables Rouges, Gianluigi Buffon avait été critiqué pour une main
pas assez ferme sur une frappe de loin de Marcus Rashford.
Respect et admiration
Le jeune ailier anglais a montré ce soir-là un mental de vieux
briscard en transformant en force un penalty dans le temps
additionnel (1-3, 92e), le but de la qualification pour les Red
Devils. La décision a été prise après consultation de la VAR. Le
ralenti a estimé que Presnel Kimpembé avait agrandi sa surface
d’intervention, le ballon touchant le coude du défenseur du PSG.
Une fin particulièrement cruelle.
Pour la première fois dans l’histoire de la Ligue des champions,
une équipe était éliminée après avoir remporté le match aller, 2-0,
à l’extérieur. Sept ans plus tard, le PSG ne souffre plus des
moqueries de ses détracteurs. Avec Luis Enrique à la baguette, le
club propriété du Qatar a imposé le respect. Et souvent
l’admiration.




