La saison est à peine lancée que
Luis Enrique, le coach du PSG, peine à dissimuler son
agacement.
Le PSG attaque son championnat par un duel contre Rennes,
dimanche en clôture de la première journée de
Ligue 1. Un match qui devait se jouer initialement au
Parc des Princes et qui sera finalement organisé au Roazhon Park.
La pelouse de l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud étant
impraticable jusqu’à nouvel ordre.
L’affiche ainsi inversée, Paris entend recevoir à son tour le
Stade Rennais en mars prochain. Un scénario que refuse le club
breton, estimant rendre service à la Ligue de football
professionnel et au PSG ce week-end, avec un manque à gagner
potentiel dû à l’organisation express d’un tel match de gala.
Cette différence d’interprétation a le don d’agacer Luis
Enrique. « Nous aimons jouer au football offensif, de manière
attractive. Tu as besoin d’un terrain dans les meilleures
conditions. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Je ne connais pas les
règlements mais quand tu commences une compétition, il y a un
principe très important, c’est l’égalité entre toutes les équipes.
Ce n’est pas possible de jouer deux fois à l’extérieur contre une
même équipe », juge le stratège espagnol face à la presse, à
la veille de ladite rencontre.
Un Trophée des champions pas digéré
L’intéressé n’en fait pas moins profil bas quant à la situation.
« Il faut s’adapter aux circonstances et au calendrier.
J’aimerais avoir une autre option mais c’est comme ça. On a dû
s’adapter à des choses qu’on ne peut pas contrôle,
souffle-t-il encore. C‘est le même match que d’habitude quand
tu joues à l’extérieur. On est une équipe qui motive nos
adversaires. Ce sera serré… »
Luis Enrique cela dit n’a manifestement pas digéré le scénario
du Trophée des champions perdu le week-end dernier à Lens (1-0). «
On a très bien joué à Lens, le résultat ne montre pas ce qu’on
a fait. Le football est injuste parfois », glisse l’ancien
sélectionneur de la Roja. Cela avant d’adresser un petit tacle à
son défenseur portugais Nuno Mendes, expulsé pour un mauvais geste
à Bollaert et suspendu trois matches. « Dire si c’est juste ou
non sa suspension, ça n’apporte rien. Il faut l’accepter. Il y aura
des provocations, il faut savoir gérer ça », conclut
l’Ibère.




