Michele Kang est devenue cette
semaine l’actionnaire majoritaire de l’OL, en rachetant près de 88%
des parts du club pour une bouchée de pain.
L’OL est sauvé, tout juste impacté par un encadrement de sa
masse salariale fraîchement décrété par la Direction nationale du
contrôle de gestion (DNCG), et c’est avant tout grâce à Michele
Kang, qui s’est encore engagée personnellement à investir 31
millions d’euros dans les caisses du club cet été – voire 40
millions si les Gones ne parviennent pas à franchir les tours
préliminaires de la Ligue
des champions.
Au-delà de cette garantie, la femme d’affaires américaine est
désormais la seule patronne de l’institution rhodanienne, forte de
87,8% des parts du capital depuis mardi et un rachat pour ce faire
inférieur à 30 millions d’euros. Il y a quatre ans, John Textor
avait misé 798 millions d’euros pour s’offrir l’OL et un ensemble
d’actifs comprenant le stade, le complexe attenant (la fameuse
Arena) et le centre d’entraînement notamment.
Encore 350 millions de dettes à éponger
Pourquoi diable un tel déclassement ? Parce que le businessman
suscité s’est lourdement endetté avec sa holding Eagle, accumulant
une dette de 600 millions d’euros environ à force de mauvais choix
stratégiques et sportifs, sans oublier sa gestion nébuleuse de la
copropriété avec Botafogo ou Molenbeek. Michele Kang, en rachetant
cette grosse part du gâteau hérite donc des actifs restants,
certes, mais aussi et surtout du passif en cours.
A la faveur d’une compensation de créance à sa charge une fois
encore, la bienfaitrice de l’OL va permettre l’effacement de
l’ardoise du club auprès d’Ares Management à hauteur de 50%, cette
dernière lourde dette devant ainsi passer d’un peu plus de 500
millions à 262 millions d’euros. Reste tout de même 350 millions
d’euros à éponger, dont 100 millions de pertes encore enregistrées
cette saison malgré une spectaculaire reprise en main.




