Pour cette édition 2026, Team USA reste évidemment la grande favorite de la Coupe du monde, qui débute le 5 septembre à Berlin. Les Américaines ont remporté les quatre dernières éditions, restent sur 30 victoires consécutives dans la compétition et visent désormais une douzième couronne mondiale. Mais Kara Lawson s’attend à une résistance sans précédent.
« Il ne fait aucun doute que le niveau mondial progresse très rapidement », constate la coach des Etats-Unis. « C’est passionnant à observer, et je le vois à tous les niveaux. Il y a davantage de profondeur dans les équipes présentes à la Coupe du monde. Quand on regarde les effectifs aujourd’hui, on voit énormément de joueuses de très grande qualité. »
Sa conclusion ? « Je pense que ce sera la Coupe du monde la plus difficile que nous ayons jamais eu à gagner. »
La finale des Jeux olympiques de Paris 2024 avait déjà constitué un avertissement, avec une victoire américaine d’un souffle face à la France. Et la présence toujours plus importante de joueuses internationales parmi les stars de WNBA confirme que l’écart avec le reste du monde se réduit.
Pas d’A’ja Wilson, mais une nouvelle génération
La mission s’est encore compliquée avec les forfaits d’A’ja Wilson, quadruple MVP de WNBA et MVP des derniers Jeux olympiques et de la dernière Coupe du monde, ainsi que de Kelsey Plum, cinq fois All-Star. Elles ont été remplacées par Kiki Iriafen et Sonia Citron, accentuant encore le rajeunissement d’un groupe particulièrement inexpérimenté à ce niveau.
Sept joueuses de moins de 27 ans vont ainsi découvrir une grande compétition internationale avec les seniors et neuf des douze Américaines n’ont encore jamais disputé de Coupe du monde.
« Elles ont évidemment été deux grandes joueuses pour nous et leur présence va me manquer », reconnaît Kara Lawson à propos d’A’ja Wilson et Kelsey Plum. « Mais nous sommes déjà passées à autre chose. Nous leur souhaitons de récupérer rapidement, mais nous n’avons pas le temps de nous préoccuper de celles qui ne sont pas là. Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes et développer notre alchimie dans le peu de temps dont nous disposons. »
Caitlin Clark très attendue
Parmi les nouvelles têtes se trouve évidemment Caitlin Clark. La meneuse du Fever avait réussi ses débuts avec la sélection senior en mars, en décrochant le titre de MVP du tournoi qualificatif disputé à Porto Rico.
Kara Lawson apprécie particulièrement sa capacité à accélérer le jeu, à étirer les défenses par son tir et à alterner entre création et scoring. Toute l’attention médiatique qui accompagne Caitlin Clark ne semble en revanche pas inquiéter la sélectionneuse.
« Il y a toujours énormément de distractions », explique-t-elle. « Ces joueuses se sont habituées à ça, particulièrement cette année en WNBA. Je n’ai pas remarqué de différence chez Caitlin ces derniers jours par rapport à celle que j’avais vue en mars ou lors du camp de décembre. »
Comme pour les Bleues, l’autre défi de Team USA sera justement le manque de préparation. Les joueuses ont rejoint Berlin progressivement, au fur et à mesure que leurs équipes WNBA terminaient leurs rencontres avant la coupure internationale.
« Il faut simplement être extrêmement concentrées lorsque nous sommes ensemble », prévient Kara Lawson. « Nous savons qu’il y a énormément d’informations à assimiler. Il faut être très direct sur ce que nous voulons mettre en place et, aujourd’hui à l’entraînement, elles ont été excellentes pour intégrer beaucoup de choses en très peu de temps. »




