Les Blazers ont franchi une étape importante dans leur volonté de rester durablement à Portland. Jeudi, les autorités du comté de Multnomah ont voté à 4 voix contre 1 en faveur d’une résolution prévoyant une contribution pouvant atteindre 101 millions de dollars pour financer la rénovation du Moda Center, l’enceinte des Blazers depuis 31 ans.
Ce feu vert permet de verrouiller une deuxième composante majeure du plan de financement public, estimé à 573 millions de dollars, destiné à moderniser la salle. « Je veux que cette étape soit perçue par la NBA et son comité directeur comme un signe de notre détermination à conserver les Blazers ici, à Portland », a expliqué Jessica Vega Pederson, présidente du comté.
Un financement encore à préciser
Si l’enveloppe de 101 millions de dollars est désormais actée, l’origine exacte des fonds n’est pas totalement arrêtée. Parmi les solutions étudiées figurent notamment une taxe de 2,5 % sur les voitures de location ainsi que différentes recettes liées au tourisme. Une partie des débats a également porté sur les 35 millions de dollars de recettes fiscales générées par la vente des Blazers, finalisée le 31 mars entre la succession de Paul Allen et le groupe Rip City Rising de Tom Dundon.
Cette dernière piste a finalement été retirée du projet, plusieurs élus souhaitant préserver les recettes qui auraient dû alimenter le budget général du comté. Le directeur financier du comté devra désormais élaborer un plan détaillé dans les prochains mois afin de déterminer précisément comment seront réunis les fonds nécessaires.
Des garanties en cas de départ des Blazers
Le comté a également obtenu plusieurs protections. Le montant de sa contribution ne pourra notamment pas dépasser celui investi par la ville de Portland. Une clause prévoit également que le comté pourra récupérer une partie de son investissement si les Blazers venaient finalement à quitter la ville.
Le comté disposera en outre d’un siège au sein de l’autorité commune réunissant la ville, l’État et les différents partenaires chargés de superviser les décisions liées au Moda Center.
Le comté rejoint ainsi l’État de l’Oregon, qui a déjà approuvé au printemps une enveloppe de 365 millions de dollars, financée via des obligations adossées aux recettes fiscales provenant des revenus des joueurs et employés des Blazers.
Le texte avait été facilement adopté par le Parlement de l’Oregon avant d’être signé par la gouverneure Tina Kotek. Mais cette aide comporte une condition importante : les obligations expireront à la fin de l’année si la ville et les Blazers ne parviennent pas à s’entendre sur un nouveau bail d’au moins 20 ans pour le Moda Center.
Et c’est précisément là que les difficultés commencent.
Les Blazers et la ville toujours en désaccord
Alors que Tom Dundon et Adam Silver avaient laissé entendre ces derniers mois que la validation du financement de 573 millions de dollars écarterait définitivement la possibilité d’un départ des Blazers, les discussions restent compliquées.
La franchise conteste notamment plusieurs conditions imposées par la ville dans le futur bail.
Parmi elles figurent l’obligation de payer plus de 3 millions de dollars par an en compensations fiscales, la prise en charge des éventuels dépassements de budget ou encore l’engagement d’avoir recours à une main-d’œuvre syndiquée pendant les trois années prévues pour les travaux.
Autant de sujets qui devront être négociés entre la franchise, la ville, le comté et l’État dans les prochains mois.
Un vote décisif à venir pour la ville
La prochaine étape devrait intervenir mercredi prochain, avec un vote du conseil municipal de Portland. La ville devrait à son tour approuver une contribution de 120 millions de dollars au projet. Si cette décision est confirmée, les trois principaux acteurs publics auront donc donné leur accord au plan de financement.
Mais cela ne réglera pas pour autant la question du bail, et mes Blazers et la ville ont jusqu’au mois de décembre pour parvenir à un accord définitif, et les discussions pourraient encore être particulièrement animées.
Le futur à long terme de la franchise à Portland n’est donc pas encore totalement sécurisé. Mais avec plus de 100 millions de dollars désormais officiellement engagés par le comté de Multnomah, l’un des principaux obstacles vient d’être levé.




