Pauline Astier n’a pas encore disputé la moindre minute sur un parquet WNBA, et pourtant, elle a déjà fait forte impression. Comme on pouvait s’y attendre, le style de jeu de la meneuse tricolore, signée pour un contrat rookie d’un an, semble bien correspondre au basket pratiqué dans la ligue nord-américaine.
Par sa vision de jeu, notamment sur « pick-and-roll », sa qualité de passe et sa palette offensive complète, Pauline Astier a déjà convaincu son nouveau coach, Chris DeMarco, qui se prépare à la lancer dans le grand bain, possiblement dès demain face à Connecticut, alors qu’elle n’est arrivée qu’en début de semaine.
« L’équipe nationale lui fait confiance avec le ballon en main, et nous allons aussi le faire », a-t-il déclaré. « On doit juste voir à quoi ça ressemble. J’ai énormément confiance en elle. Sa capacité à lire le jeu est vraiment, vraiment bonne, et je trouve que défensivement, elle veut vraiment progresser et poser des problèmes. Elle a aussi fait du bon boulot sur le tir, donc elle va clairement avoir une opportunité. Est-ce qu’elle est prête pour assumer un gros temps de jeu ? Pour l’instant, je ne sais pas, mais elle a clairement l’expérience du haut niveau. »
Marine Johannès et Kristen Mann pour l’encadrer
Aux côtés de Marine Fauthoux, invitée au camp d’entraînement, l’ancienne de Bourges a déjà marqué des points, même si elle continue encore de prendre ses marques après avoir basculé dans un tout nouvel environnement.
« C’est beaucoup au début, mais c’est vraiment sympa parce que j’aime jouer vite, pousser le ballon, jouer en transition. Donc je pense que ça va être bien », a-t-elle glissé au New York Post.
La présence de Marine Johannès l’aide à accélérer son adaptation. Celle de Kristen Mann, ancienne joueuse emblématique de LFB, avec qui elle a joué plusieurs saisons à Bourges, et qui œuvre désormais comme assistante, compte aussi beaucoup. C’est aussi pour cette raison que, parmi ses nombreuses sollicitations — Connecticut, Indiana, Minnesota, Washington et Toronto voulaient la recruter — la balance a penché en faveur du Liberty.
« Lorsque j’ai une question, je peux demander à tout le monde, mais c’est plus simple pour moi de lui demander, parce qu’elle me connaît bien », a-t-elle souligné. « Avant d’arriver, je lui ai demandé si elle pouvait m’envoyer le playbook. Elle me disait : ‘Ne t’inquiète pas, ça va aller pour toi.’ Donc oui, c’est super de l’avoir ici. »
Sabrina Ionescu est déjà séduite
Sabrina Ionescu pourrait aussi jouer un rôle important dans son adaptation. L’arrière, qui fait partie des meilleures joueuses de la planète, a en tout cas été impressionnée par ce qu’elle a vu jusque-là.
« C’était son deuxième jour aujourd’hui, et c’est sans doute elle qui s’est le plus démarquée », a-t-elle noté. « Je dirais qu’elle a cette capacité d’adaptation. Il est évident qu’elle doit avoir un QI basket très élevé pour avoir compris tout ça aussi vite. Certaines d’entre nous font ça depuis une semaine et demie et ne savent toujours pas où aller, alors qu’elle est arrivée il y a deux jours et qu’elle dirige déjà le jeu, comprend où aller et donne les consignes en attaque. Je veux continuer à comprendre comment jouer avec elle et j’ai hâte de voir comment elle va grandir. Mais je pense que tout le monde va vraiment adorer son style de jeu, car elle est vraiment unique et correspond parfaitement au système que nous essayons de mettre en place. »
Reste désormais à voir comment Pauline Astier transformera ces premières impressions en minutes sur le parquet, dans une équipe ambitieuse mais dans laquelle son profil a tout pour être précieux.




