Titulaire pour la première fois
avec l’AS Monaco, Paul Pogba ne sera pas de la Coupe du monde aux
Etats-Unis. Comme en 2022, où il avait de lui-même
renoncé.
Paul Pogba entrevoit le bout du tunnel. Samedi, à l’occasion du
déplacement de l’AS Monaco sur la pelouse du FC Metz, l’ancien
Mancunien a eu droit à sa première titularisation depuis près de
trois ans. De quoi suffire à son bonheur même s’il a livré une
prestation très prudente dans l’entrejeu monégasque.
« C’est normal que vous ayez trouvé que Paul manquait de
réactivité, mais il attrapera du rythme avec les matches, a
confié son entraîneur, Sébastien Pocognoli, à l’issue de la
rencontre, ajoutant : « Cela fait un moment qu’il s’entraînait
de manière intense avec nous, il avait fait des entrées en jeu dans
d’autres contextes mais, cette fois, avec les manquements qu’on a
dans certains secteurs, j’avais envie de le voir. Tout le monde
avait envie de le voir. »
L’intéressé n’a, lui, rien oublié des trois années de galère
vécues depuis l’annonce de sa suspension pour dopage. «
J’ai eu des moments où je me disais : “Vas-y c’est bon, ça me
saoule en fait.” Tu fais tout, tu ne lâches rien, mais ça continue.
Tu te dis : “Mais qu’est-ce que je dois faire de plus, en fait ?”
C’est le temps et la patience. Mes proches m’ont poussé. Tu ne sais
pas combien de fois ma femme m’a dit : “Allez, vas-y, va
t’entraîner !” », a-t-il raconté à Ligue
1+.
« Je n’ai pas envie de prendre une place à
quelqu’un »
Paul Pogba se satisfait donc de ce retour sous la lumière des
projecteurs depuis son grand retour à l’automne dernier sur la
pelouse du Stade Rennais. « Là c’était mon moment, il fallait
que je me fasse plaisir, de refouler cette pelouse, tout ça. Je me
suis senti chez moi, poursuit-il. Quand j’arrive dans les stades et
que ça applaudit… Je ne peux pas m’arrêter en fait », a-t-il
soufflé.
Ce retour ne suffira pas en revanche pour retrouver l’équipe de
France. Son rêve de disputer la Coupe du monde s’est envolé, comme
il y a quatre ans lorsqu’il avait du faire une croix sur le Mondial
qatari en raison d’un énième pépin physique. « En 2022, j’ai
dit non à Deschamps, ça ne va pas le faire. Je n’ai pas envie de
prendre une place à quelqu’un et de ne pas être à 100%, a-t-il
révélé, ajoutant au sujet de Didier Deschamps : « Que tu le
veuilles ou non, ce sera le meilleur coach. En le connaissant, il
va bien finir. »




