Pour avoir vécu un
France-Paraguay en 1998, Bixente Lizarazu sait ce qui peut attendre
les Bleus ce samedi (23h) en 8e de finale du Mondial
2026.
Ceux qui ont vécu ce match s’en souviennent comme l’un des
moments les plus stressants et pénibles à vivre de la Coupe du
monde 1998. En tout cas d’un point de vue français. Opposés au
Paraguay en huitième de finale de leur Mondial, les Bleus d’Aimé
Jacquet ont longtemps, très longtemps buté sur la défense adverse,
sans oublier un certain
José Luis Chilavert devant sa cage. Libérés par le but en or de
Laurent Blanc au bout de la prolongation, les Français ont
poursuivi leur chemin. Vingt-huit ans plus tard,
les Bleus retrouvent l’Albirroja ce samedi (23h), au même stade
de la compétition.
Présent sur le terrain en 98, Bixente Lizarazu a logiquement été
invité à convoquer le passé et à se rappeler comment les choses
s’étaient déroulées face à des Paraguayens morts de faim et prêts à
tout pour aller à la séance de tirs au but. Le consultant s’en est
ouvert dans les colonnes de L’Équipe, avec au
passage un sérieux avertissement adressé à Kylian Mbappé et ses
coéquipiers. « On a peu à peu senti que ce match serait
compliqué et pénible (…). La forte chaleur qui régnait à Lens et
sera encore supérieure à Philadelphie a eu et aura une
influence. »
Pour l’ancien défenseur, l’avantage sera aux Paraguayens d’un
simple point de vue météorologique. « Ce sera plutôt à
l’avantage des Paraguayens car ils sont habitués, préparés à courir
après le ballon. Alors que pour une équipe joueuse comme la France,
avec cette chaleur qui étouffe, écrase et endort, je pense que ce
sera plus laborieux de mettre du rythme (…). »
Paraguay-France, 28 ans plus tard
Mais Bixente Lizarazu a noté une différence fondamentale entre
l’équipe de 98 et celle de 2026. « Notre ADN en 1998 était
la rigueur et l’équilibre défensif, avec un côté ‘mur
infranchissable’. Alors que les Bleus actuels sont plus
impressionnants par leur force offensive (…). » Et pour
l’ancien du Bayern Munich, si l’Allemagne a été sortie en seizièmes
par l’Albirroja, la différence de niveau entre les joueurs
allemands et leurs homologues tricolores fera la différence face au
Paraguay.
Charge à Didier Deschamps et ses hommes de savoir trouver la
clef sans se perdre de vue. Et Bixente Lizarazu de distiller un
dernier conseil. « Ils devront faire preuve de patience et
ne pas tomber dans la provocation, ni dans la
frustration. »




