Novak Djokovic, 39 ans, 24 titres du Grand Chelem au compteur, vient de se faire sortir dès son premier match au Masters 1000 de Cincinnati par Thiago Agustin Tirante, 50e mondial (2-6, 6-4, 6-4). Mais ce n’est pas la défaite qui fait parler — c’est la manière.
Une chaleur infernale, un programme indéfendable
Programmé en pleine journée sous une chaleur étouffante et une humidité suffocante à Mason, Ohio, le Serbe a tout simplement fondu après un premier set dominé de la tête et des épaules. Un jeu de 17 minutes dans ces conditions ? C’est tout simplement inhumain.
Djokovic a lui-même révélé souffrir d’un problème de santé qui le handicape sérieusement lorsqu’il joue par temps chaud et humide.
Rusedski monte au créneau : » Il doit être protégé «
Greg Rusedski, ancien finaliste de l’US Open et ex-numéro 4 mondial, n’a pas mâché ses mots dans son podcast Off Court. Son message est clair : les organisateurs ont failli : « Novak doit être protégé. Il ne peut pas jouer en pleine journée. Il doit jouer en soirée, à partir de 19h. Il a gagné ce droit « , a martelé le Britanno-Canadien.
Et d’ajouter : « Même les jeunes galèrent dans cette fournaise. Regardez Jack Draper — lui aussi a souffert, et il a bien moins d’années au compteur que Novak. «
Un manque de respect envers une légende ?
La question se pose légitimement : comment peut-on programmer le plus grand joueur de l’histoire en plein cagnard, face à un jeune frappeur argentin qui n’attendait que ça pour transformer le match en bataille physique ?
Rusedski résume parfaitement la situation : » Si vous voulez le garder dans le tournoi, donnez-lui un peu d’amour et programmez-le au bon moment de la journée ! «
New-York comme dernier espoir
Tous les regards se tournent vers l’US Open. Djokovic devrait y bénéficier d’une programmation plus favorable en soirée. Mais la vraie question demeure : combien de temps encore le Serbe pourra-t-il défier les éléments autant que ses adversaires ?
Une chose est sûre : à 39 ans, Djokovic force toujours le respect. Le moindre des respects, ce serait de ne pas le sacrifier sur l’autel d’un programme TV indifférent à sa longévité exceptionnelle.




