Grégory Lorenzi, le nouveau
directeur sportif de l’OM, s’apprête à réaliser un vaste
chantier.
Ce jeudi,
l’Olympique de Marseille a officialisé
l’arrivée de Grégory Lorenzi au poste de directeur sportif. L’homme
de 42 ans est conscient du travail colossal qui l’attend.
« L’OM est un club historique, très spécial, très
populaire, très excitant. À nous de trouver le meilleur équilibre
entre le projet sportif et notre réalité économique. Tous les clubs
veulent réduire les coûts. Mais quand on est l’OM, on a aussi
l’ambition de gagner des matches, de rendre fière une ville, d’être
compétitif. L’objectif est de retrouver de la sérénité et de la
stabilité. J’ai à bâtir une nouvelle équipe pour recréer une
synergie, un groupe, un état d’esprit », a-t-il confié à
L’Équipe.
Grégory Lorenzi aborde le volet mercato : « Il va falloir
être un petit peu plus inventif dans le recrutement. Je privilégie
le collectif. Il va falloir réussir à aller chercher des joueurs
capables de créer une connexion, une identité. Des joueurs qui vont
se battre sur le terrain, et auxquels les supporters vont pouvoir
s’identifier, en incluant aussi le centre de formation, avec
quelques jeunes qui émergent pour les développer et éventuellement
avoir des retours sur investissement à plus long
terme ».
Lorenzi dévoile sa feuille de
route
Le successeur de Medhi Benatia
n’a pas peur de la pression. « Si on n’est pas capable de
savoir que ça peut s’arrêter quand les résultats ne sont pas là, on
ne vient pas à l’OM ou on ne va pas dans un club qui a de
l’ambition, assure-t-il. Sinon, je serais resté dans un
club avec moins de moyens, moins de contraintes, moins de pression,
et j’aurais eu ma tranquillité. Si on a fait appel à moi, c’est
pour essayer de faire ce que je fais, sans changer ma nature. Mais
c’est aussi à moi de m’adapter à un contexte qui est complètement
différent. Je ne vais pas faire du Brest à
Marseille. »
Grégory Lorenzi avait un terme à
sa carrière en 2016 pour devenir immédiatement coordinateur
sportif, puis directeur sportif du Stade Brestois. En une dizaine
d’années, il est devenu l’architecte principal de la success story
bretonne, faisant passer le club de la Ligue 2 jusqu’à une
qualification historique en Ligue des champions.




