Habib Beye, actuellement en
difficulté à l’OM, est-il meilleur comme entraîneur ou consultant ?
Laure Boulleau tranche.
Le match nul concédé contre Nice (1-1), dimanche soir au
Vélodrome, éloigne l’OM de son dernier objectif de la saison: se
qualifier pour la Ligue des champions. Sixième avec 53 points,
Marseille accuse trois longueurs de retard sur Rennes, quatre sur
Lille et Lyon, l’actuel détenteur du troisième billet pour la C1.
Un fossé qui paraît compliqué à combler en trois journées.
Sans sésame européen, la question du maintien d’Habib Beye sur
le banc olympien se posera forcément cet été. Arrivé en février
pour remplacer Roberto De Zerbi, l’entraîneur sénégalais aurait du
mal à survivre à un tel échec. Un camouflet pour un coach qui peine
à convaincre les observateurs, à commencer par Laure Boulleau, son
ex-collaboratrice sur Canal+.
Habib Beye meilleur comme consultant
Pour elle, le coach phocéen a acquis plus de légitimité sur les
plateaux télé qu’à la tête d’une équipe de football, lui qui a
dirigé le Red Star et le Stade Rennais avant d’arriver chez les
Ciel et Blanc. « Je trouve qu’il a beaucoup plus prouvé en
tant que consultant que comme entraîneur pour le
moment », affirme l’ancienne latérale du PSG dans une
interview accordée à L’Equipe.
« J’aimais beaucoup bosser avec lui, je trouvais qu’il
avait une expertise, ajoute-t-elle. Je suis très attachée
aussi à une belle diction, à une maîtrise de la langue française,
et je trouve qu’il avait les deux: il était pertinent et il
s’exprime super bien. Donc oui, il me manque. » Habib
Beye peut être rassuré. S’il échoue comme entraîneur, il n’aura
aucun mal à se recaser à la télévision…




