À bientôt 39 ans, Novak Djokovic continue de laisser la porte entrouverte. Battu en finale de l’Open d’Australie par Carlos Alcaraz mais toujours terriblement compétitif, le Serbe a reconnu nourrir un désir réel de disputer les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, tout en admettant avec lucidité que l’échéance reste lointaine pour un joueur de son âge.
Présent cette semaine aux Jeux olympiques d’hiver de Milan, où il a participé à la cérémonie d’ouverture, Djokovic s’est exprimé sans détour. : » C’est loin, oui. À ce stade de ma vie et de ma carrière, 2028 est très loin, mais j’ai évidemment ce désir d’y arriver « , a-t-il confié au micro de Corriere TV mais aussi à une journaliste en pleine rue.
Novak Djokovic is in Italy with his family for the Winter Olympics.
He says he has aspirations to play until the 2028 Olympics.
Djokovic: “It’s far off, but I have a desire to play until then.” pic.twitter.com/tyeAhYlS7r
— Danny (@DjokovicFan_) February 7, 2026
Des déclarations qui résument parfaitement l’état d’esprit du champion : l’envie est là, mais les certitudes ont disparu. Car Novak Djokovic n’est pas un joueur comme les autres. Il a déjà disputé quatre Jeux olympiques, décrochant le bronze à Pékin en 2008 avant d’atteindre l’apogée avec l’or olympique, complétant ainsi le très rare Golden Slam. En cas de participation à Los Angeles, il serait même tenant du titre. Un scénario presque irréel… mais pas totalement impossible.
Motivation intacte mais l’age ne pardonne jamais
Ce qui continue de pousser Djokovic à avancer reste un mystère partiellement entretenu. La quête d’un 25e titre du Grand Chelem, évidemment, figure toujours en haut de la liste. Mais l’appel des Jeux, symbole ultime pour lui, semble tout aussi fort. Après sa défaite à Melbourne, il avait déjà reconnu que 2028 représentait un objectif, tout en soulignant les nombreuses inconnues qui jalonnent son avenir, surtout forcées par l’age, qui malheureusement n’épargne personne : « Dieu seul sait ce qui se passera demain, encore moins dans six ou douze mois « , a-t-il lâché avec franchise. » Je ne sais pas combien de temps je jouerai encore, ni à quel rythme. Peut-être un tournoi par an, peut-être dix, quinze… ou beaucoup moins. Je ne veux pas décider maintenant. » Pour l’instant, priorité à la famille, loin des calculs et des calendriers.
À Milan, Djokovic s’est aussi laissé porter par l’émotion. Visiblement impressionné par la cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver, il a salué l’amour du sport en Italie et partagé un moment rare avec ses proches. » C’était ma première cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver. Un moment très émouvant. Je suis heureux de l’avoir vécu avec ma famille. «
Rien n’est écrit pour Novak Djokovic. Ni la date de la fin, ni la forme qu’elle prendra. Mais une chose est sûre : tant que le désir sera là, tant que la flamme brûlera, le Serbe restera une énigme vivante du sport mondial. Et l’idée de le voir défendre son titre olympique à 41 ans continue de faire rêver… autant qu’elle interroge.




