Vainqueur surprise de l’édition 2026 de l’ATP 500 du Queen’s il y a quelques jours, Francisco Cerundolo a relancé, malgré lui, un vieux débat concernant l’uniformisation des surfaces.
Il faut dire que le gazon n’est plus ce qu’il était notamment depuis les années 2000 et la décision des directeurs de tournois de ralentir une surface devenue indigeste pour certains en raison d’échanges trop peu nombreux.
Invité à réagir au sacre de l’Argentin dans le mythique club londonien, Nicolas Mahut, consultant pour Eurosport et invité de l’émission, « Retour Gagnant », aurait manifestement préféré voir un autre joueur soulever l’énorme coupe du vainqueur.
Journaliste : « Est‐ce que tu as mal à ton gazon quand tu vois Francisco Cerundolo remporter le Queen’s ? Je sais que c’est un tournoi qui t’as fait rêvé, tu étais à un point de le remporter face à Andy Roddick (en 2007). Alors c’est un peu grossier ce que je dis car il a fait un super tournoi Francisco Cerundolo mais il n’a pas les qualités du parfait joueur de gazon et il s’impose sur un tournoi mythique.
Nicolas Mahut : Oui, en tant que puriste, même si Tommy Paul (le finaliste) n’est pas non plus un spécialiste de gazon, en tant qu’amoureux du sport, j’aurais préféré voir ça. Après, il a vraiment été courageux. En quarts, demies et finales, il est à chaque fois malmené et il gagne en trois sets. Les qualités qu’il montre sur un terrain ne sont plus à prouver mais c’est vrai que sur cette surface, aujourd’hui, il aurait gagné le Queen’s ou Washington, j’ai l’impression que c’est la même chose. Je n’ai pas vu beaucoup d’adaptation tennistique, il a joué son tennis, il a été plus fort que les autres sur cette semaine‐là, mais je n’ai pas vu de services‐volées, de montées à contretemps. »




