Dans l’idéal, la NBA aimerait lancer sa ligue européenne dans 16 mois. Sauf que pour l’instant, il n’y a toujours rien de concret et, d’après les informations de The Athletic, les négociations ne sont pas aussi fluides qu’espérées.
Pourquoi ? Car Adam Silver et les dirigeants de la Grande Ligue comptent s’appuyer sur les grands clubs de football du Vieux Continent (Real Madrid, Paris Saint-Germain, Milan AC…) ainsi que des fonds d’investissement des Etats-Unis et des pays du Golfe pour lancer ce projet, qui ne sera pas rentable à court terme.
Pour s’installer sur les gros marchés commerciaux du Vieux Continent, avec les infrastructures adéquates, la NBA a ainsi besoin de la puissance des plus gros clubs de football… et ces derniers en sont bien conscients.
Ils ont ainsi demandé la création d’un mercato, comme dans le football, où ils auraient pu négocier le rachat des contrats des superstars NBA. Refus catégorique de la part d’Adam Silver, qui ne veut pas d’une inflation des prix entre les deux ligues, et déception de la part des potentiels investisseurs de la NBA Europe, qui craignent de n’être qu’une ligue de « seconds couteaux », pour des joueurs qui ne trouveraient plus de place en NBA.
Les futurs clubs doivent aussi payer une licence, dont le montant varierait selon la taille du marché, tout en investissant dans leurs propres infrastructures. Plusieurs acteurs du football européen contesteraient déjà cette logique, ainsi que la répartition des revenus proposée par la NBA.
Pour résumer, la NBA demande aux grands clubs de football européen d’investir avec la perspective de diversifier leurs revenus à (très ?) long terme, mais en s’engageant à financer eux-mêmes le lancement d’une ligue qui mettra des années à rapporter de l’argent. Forcément, ces derniers espèrent un retour sur investissement plus rapide… surtout que le contexte international n’aide pas. Adam Silver comptait ainsi sans doute beaucoup sur les fonds du Golfe, qui ne peuvent quasiment pas investir directement en NBA. Sauf qu’avec la guerre en Iran, ces derniers sont en train de revoir leurs priorités, à l’image de l’Arabie saoudite, qui a annoncé l’arrêt du financement du LIV Golf.




