La NBA Europe n’a pas encore disputé le moindre match que les premières revendications apparaissent déjà de l’autre côté de l’Atlantique. Et elles concernent évidemment l’argent.
Interrogé par Front Office Sports, David Kelly, le directeur exécutif de l’association des joueurs NBA, prévient que le syndicat entend bien obtenir une part des revenus générés par la future ligue européenne de la NBA.
« Elle est clairement construite sur le dos des joueurs NBA actuels et de ceux qui les ont précédés, sur toute l’aura qu’ils ont apportée à cette ligue », explique-t-il. « Et ensuite, lancer une ligue concurrente à laquelle ils ne participent pas et dont ils ne bénéficient pas économiquement, nous avons un très sérieux problème avec ça. »
Pour l’instant, la convention collective en vigueur permettrait pourtant à la NBA de lancer son projet sans avoir à partager directement les revenus de cette nouvelle compétition avec ses joueurs.
« Avec le CBA actuel, on peut considérer qu’ils ont le droit de le faire », reconnaît David Kelly. « Avec le prochain CBA, ils ne le pourront plus si nous parvenons à le négocier comme nous le souhaitons. »
Une nouvelle bataille autour du partage des revenus
Au cœur du débat se trouve le fameux « Basketball Related Income » (BRI), qui regroupe l’essentiel des revenus générés par l’activité de la NBA. Dans le système actuel, les joueurs en récupèrent entre 49% et 51%.
David Kelly ne réclame pas nécessairement une telle proportion sur les revenus de NBA Europe. Mais puisque la future compétition doit exploiter la marque NBA et générer elle aussi des revenus directement liés au basket, le patron de la NBPA estime qu’une partie doit revenir aux joueurs de la ligue nord-américaine.
Il évoque ainsi une part des revenus qui pourrait être négociée « de bonne foi » afin de trouver un terrain d’entente entre la NBA et son syndicat.
« Pour l’instant, ce sont simplement des conversations cordiales durant lesquelles nous exposons certains de nos problèmes », précise David Kelly. « Mais lorsque viendra le moment de réellement négocier le CBA, nous serons très fermes sur certaines choses qui sont importantes et qui doivent changer. »




