Jean-Pierre Papin avait avoué ne
pas avoir supporter la France lors de la finale de la Coupe du
monde 1998. C’est le cas d’un autre attaquant
français.
Au début de l’exercice 1997-1998, Florian Maurice semblait tenir
la corde pour être le numéro 9 des Bleus pendant la Coupe du monde
1998 organisé à domicile. Recruté par le Paris Saint-Germain durant
le mercato estival pour 41 millions de francs (environ 6,3 millions
d’euros), en provenance de l’Olympique Lyonnais, ce dernier était
alors présenté comme le digne successeur de Jean-Pierre Papin.
C’est pourtant
Stéphane Guivarc’h qui avait été choisi par
Aimé Jacquet pour occuper le poste d’avant-centre. À l’époque, le
Breton venait de terminer deux fois consécutivement meilleur buteur
du Championnat de France de Première Division, en 1997 et 1998,
sous les couleurs du Stade Rennais puis de l’AJ Auxerre.
Florian Maurice avait regardé la finale du
Mondial 98 juste après avoir été transféré à l’OM. « Le 12
juillet 1998, je suis en stage à Biarritz avec l’Olympique de
Marseille. Je crois que j’étais avec Daniel Bravo en chambre, si
mes souvenirs sont bons. On la regarde mais je ne veux pas qu’ils
gagnent », confie-t-il à l’occasion du podcast des
légendes.
Florian Maurice, le mauvais timing
Cette aventure hors du commun, il n’est pas passé loin d’y
participer. « Un an et demi avant, tous mes espoirs
étaient fondés pour être là, rappelle-t-il. Et, non
seulement je ne suis pas là mais ils vont gagner. Laisse tomber, tu
n’imagines pas. Je ne peux pas dire que je sois un grand supporter
de l’équipe de France, je ne vais pas mentir. »
Le sélectionneur des Bleus lui avait effectivement accordé sa
confiance lors du Tournoi de France, disputé du 3 au 11 juin 1997
en guise de préparation à la Coupe du monde. Auteur d’un excellent
début de saison avec le PSG (sept buts inscrits en douze journées),
en compagnie de Marco Simone, Florian Maurice va connaître une
baisse de régime qui lui sera fatale.




