Le huitième de finale du Mondial
2026 entre l’équipe de France et le Paraguay (1-0) a donné lieu à
une parodie de football. Détestable.
Les veilleurs de nuit en France hexagonale n’auront pas été
récompensés de leur patience. Ce samedi soir, ce ne sont pas les
caprices de la météo américaine – tant redoutés ici à Philadelphie
– qui ont gâché la fête et le goût appréciable de la qualification
des Bleus pour les quarts de finale du Mondial
2026 (victoire 1-0). Non… Les acteurs concernés s’en
sont chargés tout seuls comme des grands.
La FIFA, d’abord, a joué son rôle dans le triste spectacle
proposé. En campant sur son organisation protocolaire prétendument
pensée pour pallier d’éventuelles fortes chaleurs. Résultat : un
coup d’envoi maintenu à 17h, heure locale, par 40 degrés à l’ombre,
et plus de 45 degrés ressentis. Pas l’idéal évidemment pour
accoucher d’un beau match.
La palme de la mocheté pour autant dans ce huitième revient
assurément au terrain. Et en particulier à des Paraguayens pas au
niveau, certes, mais surtout insupportablement truqueurs et
provocateurs. L’Allemagne en a fait les frais en 16e de
finale, l’affront au ballon rond a été plus sévère encore ce samedi
soir. Coups bas en pagaille, simulations, insultes, intimidations…
tout l’arsenal de l’apprenti tricheur y est passé. Avec pour
leitmotiv cette idée fixe de gagner à tout prix du temps. Comme
pour anticiper une séance de tirs au but qui, fort heureusement,
n’est jamais venue…
Vivement France-Maroc !
Comble de la mascarade, l’arbitre ouzbek de cette partie, M.
Tantashev, a soufflé sur les braises allègrement toute la rencontre
durant. En signalant 13 fautes seulement, dont 11 en défaveur de la
France. Il n’y a qu’à voir le bilan des avertissements pour se
convaincre du déséquilibre : pas un pour le Paraguay quand les
hommes de Didier Deschamps ont eu à ingurgiter trois biscottes,
dont une infligée au flegmatique Michael Olise – pourtant pas le
plus méchant dans l’âme.
Même le penalty flagrant de la gagne, transformé par Kylian
Mbappé et obtenu par Désiré Doué (70e), n’a pas été
donné comme il se doit aux Bleus. Tout juste a-t-il été arraché via
l’assistance vidéo quand le sifflet ne pouvait plus nier
l’évidence. La différence ainsi faite, le dénouement n’aura pas été
plus reluisant – les Tricolores à leur tour ayant volontiers vicié
les débats pour rendre à leurs adversaires la monnaie d’une pièce
décidément sans valeur.
Les plus magnanimes des observateurs diront que le Paraguay a
joué avec ses armes. Clairement. Mais s’agit-il encore de football
dans ce cas ? Et surtout est-ce digne d’une Coupe du monde et d’un
duel pour une place en quarts ? Certainement pas. Au moins peut-on
se réjouir de la perspective d’un challenge à venir bien plus
enthousiasmant. Face au Maroc, jeudi, il sera bien question de
ballon rond et de beau jeu. La promesse sera tenue à n’en pas
douter.




