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Mike Conley, ou l’éloge de la gentillesse

NISPORT STAFF Par NISPORT STAFF
12 avril 2026
dans Basketball
Temps de Lecture :3 min de lectures
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Mike Conley, ou l’éloge de la gentillesse
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Zéro. C’est le nombre de fautes techniques prises par Mike Conley Jr. dans sa carrière longue de 19 ans et plus de 1 200 matches ! Un chiffre symbolique puisqu’il témoigne de son calme et de sa gentillesse dans un secteur, le sport, où l’agressivité et l’arrogance sont considérées comme des qualités pour devenir l’égal des plus grands.

 « Les gens grandissent en pensant qu’il faut avoir une certaine agressivité, un certain tranchant, pour être considéré comme la star qu’on veut devenir ou le type de joueur qu’il faut être pour réussir », explique le meneur de Minnesota dans un portrait signé The Ringer. « Mais moi, je pense exactement le contraire. »

On peut réussir sans être un salaud

Coéquipier modèle et adversaire respecté, le meneur des Wolves a plusieurs fois remporté les trophées de «Meilleur coéquipier» ou le «NBA Sportsmanship Award«. C’est un gentleman des parquets comme pouvait l’être un Grant Hill auparavant ou Jrue Holiday aujourd’hui. Malgré une sélection All-Star, ce fils d’un ancien champion olympique n’a pas leur talent, ni leur palmarès, mais il prouve qu’on peut être un sérieux compétiteur et rester longtemps en NBA sans vouloir forcément marcher sur les autres.

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« D’une certaine manière, c’est une idée fausse de croire qu’il faut être un salaud », poursuit Mike Conley, qui fêtera ses 39 ans en octobre. « Au fond de moi, dans chaque fibre de mon corps, j’ai envie d’aller marquer 40 points, de te dominer et d’être aussi impitoyable que possible sur le terrain. Mais si tu es capable d’être quelqu’un de gentil tout en contrôlant tes émotions et en faisant tout ça, je pense que tu es mentalement bien plus fort et plus solide que beaucoup de ces gars. Parce que tu es à l’aise avec qui tu es, et avec le fait de savoir que tu peux faire les deux. »

Cette sérénité déteint sur ses coéquipiers, et à Minnesota, on n’a pas hésité à le faire revenir, après l’avoir d’abord échangé pour récupérer Ayo Dosunmu. « Aucun des succès que nous avons connus ces dernières années n’aurait été possible sans lui », estime ainsi Chris Finch. « C’est une personne incroyable, avec un tempérament remarquable, essentiel pour notre jeune noyau. »

Une «présence apaisante»

Même sentiment chez Donte DiVincenzo : « Il peut simplement monter dans le bus et s’asseoir à côté de toi, et tu ressens une présence apaisante, tu te sens en confiance. » Pour Conley, cette manière d’être est aussi naturelle que constante. Il ne cherche pas à être quelqu’un de calme et de gentil. Il est lui-même, et dans un groupe, où différentes personnalités se côtoient, c’est important d’être soi-même.

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» Cela devient moins une question de basket et davantage une question de famille, de respect partagé et de confiance construite avec le temps », conclut-il, avant d’évoquer le rôle de leader. «Il y a celui qui pointe au travail et fait ce qu’il doit faire pour l’équipe, pour le vestiaire, en gérant les situations, en étant présent. Puis une fois rentré chez lui, il ne vit pas forcément de la même manière. Mais ceux qui sont réellement comme ça, tu le vois dans la façon dont ils vivent en permanence. Ce n’est pas quelque chose que tu fais pendant quatre ou cinq heures. C’est permanent.»

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