La Coupe du monde 2026 s’ouvrira au mythique Estadio Azteca de Mexico le jeudi 11 juin à 19h GMT (21h en France), avec l’une des affiches d’ouverture les plus chargées d’histoire du tournoi : Mexique – Afrique du Sud, dans le groupe A.
Ce match Mexique-Afrique du Sud est la copie conforme du match d’ouverture du Mondial 2010, le tout premier disputé sur le sol africain, qui s’était soldé sur le score de 1-1 à Johannesburg, avec un but inoubliable de Siphiwe Tshabalala à la 55e minute et l’égalisation de Rafael Marquez vingt-quatre minutes plus tard.
When Tshabalala opened the 2010 World Cup in style pic.twitter.com/PvC5O6Zvk5
— No Context World Cup (@NoContextEPL) June 5, 2026
Seize ans plus tard, les deux mêmes nations se retrouvent en match d’ouverture du plus grand événement sportif au monde, avec le même sélectionneur mexicain sur le banc et une affluence attendue de 87 523 spectateurs venus garnir tous les recoins de l’Azteca.
L’Afrique du Sud retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis qu’elle avait organisé le tournoi, avec le poids d’une absence de seize ans à combler et l’enthousiasme à peine contenu d’une nation qui voit à nouveau son équipe concourir sur la plus grande des scènes.
Le Mexique prêt à faire le travail
L’Estadio Azteca n’a pas besoin d’être présenté, mais les chiffres qui encadrent cette rencontre méritent d’être posés. Perché à 2 200 mètres d’altitude, il figure parmi les stades de football les plus hauts du monde, un facteur traditionnellement défavorable aux équipes visiteuses qui n’ont pas bénéficié de plusieurs semaines d’acclimatation et que le staff des Bafana Bafana s’est employé à anticiper depuis son installation à Pachuca.
L’enceinte deviendra par ailleurs, ce jeudi, le premier stade de l’histoire à accueillir trois matches d’ouverture de Coupe du monde, après l’avoir déjà eu cet honneur en 1970 et 1986. Tout le poids de cette histoire est présent dans chaque recoin d’un stade qui a vu la « Main de Dieu » et le « But du siècle » de Diego Maradona, la finale de 1970 entre le Brésil et l’Italie, et celle de 1986 entre l’Argentine et la RFA.
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Le Mexique aborde ce match d’ouverture avec un bilan remarquable sur sa pelouse. El Tri reste invaincu lors de ses sept rencontres de Coupe du monde disputées à l’Estadio Azteca, avec cinq victoires et deux nuls. La sélection mexicaine est également invaincue lors de ses sept derniers matches d’ouverture de Mondial, avec cinq victoires et deux nuls depuis 1994. Le Mexique s’est imposé à six reprises lors de ses huit derniers matches et a fait deux nuls, inscrivant 15 buts et conservant six fois sa cage inviolée sur cette série.
La préparation de l’équipe de Javier Aguirre a été marquée par une série d’ajustements forcés : la perte du gardien titulaire Luis Ángel Malagón, victime d’une blessure au tendon d’Achille lors d’un match de la Ligue des champions de la CONCACAF en mars, l’exclusion d’Hirving « Chucky » Lozano après son faible temps de jeu à San Diego FC, et la décision tardive de laisser de côté Germán Berterame. Malgré ces absences, l’effectif mexicain qui débutera ce jeudi compte une véritable qualité offensive, en particulier dans le secteur d’attaque, où Raúl Jiménez, Julián Quiñones et Santiago Giménez offrent une variété de menaces que très peu d’équipes du groupe A peuvent égaler.
Les Bafana Bafana déterminés à entrer dans l’histoire
Pour l’Afrique du Sud, cette rencontre est à la fois la plus importante de l’histoire récente du football sud-africain et l’épreuve la plus élevée du chemin parcouru par Hugo Broos avec une équipe qui, à l’arrivée du sélectionneur belge en 2021, pointait hors du top 70 mondial et n’avait plus disputé de Coupe du monde depuis son élimination en phase de groupes en 2010 sur ses terres.
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Broos, qui prendra sa retraite à l’issue du tournoi, a confirmé que ce sera son chant du cygne, ce qui ajoute une dimension personnelle à un groupe qui rassemble l’ossature des Mamelodi Sundowns, vainqueurs de la Ligue des champions de la CAF, et les joueurs sacrés en Betway Premiership, le championnat sud-africain, avec les Orlando Pirates.
Broos a reconnu l’ampleur du rendez-vous : « Ce sera une expérience particulière et fantastique pour nous, parce que mes joueurs n’ont jamais joué dans ce type de situation auparavant. »
Il a insisté sur l’importance de la discipline dans un stade où l’immense majorité des 87 000 spectateurs poussera le Mexique dès le coup d’envoi.
Les résultats des matches de préparation sud-africains, une victoire 1-0 face à la Jamaïque et un nul 0-0 contre le Nicaragua, ont suscité des avis partagés, le rendement offensif suscitant en particulier des interrogations à l’heure d’affronter une défense mexicaine bien organisée.
À l’opposé, on rappelle que les Bafana Bafana de Broos ont régulièrement haussé leur niveau dans les grands rendez-vous, davantage qu’en matchs de préparation, et que le groupe compte des individualités comme Relebohile Mofokeng, Oswin Appollis et Iqraam Rayners, capables de poser des problèmes à n’importe quelle défense.




