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Messi Yangala raconte l’entraîneur Tony Parker avec les U17

NISPORT STAFF Par NISPORT STAFF
31 juillet 2026
dans Basketball
Temps de Lecture :8 min de lectures
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Messi Yangala raconte l’entraîneur Tony Parker avec les U17
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Parmi les intérieurs les plus prometteurs de sa génération, Messi Yangala (17 ans, 2m03) n’a pas chômé cet été.

Présent depuis le début de la semaine au camp Upsilon, dirigé par Yacine Aouadi, entraîneur individuel de Mohamed Diawara, Rudy Gobert ou encore Noah Penda, à la Tony Parker Adéquat Academy de Lyon, le pensionnaire du Pôle France sort surtout d’une Coupe du monde U17 très productive.

En sept rencontres, il a ainsi tourné à 12.7 points à 58.8% de réussite au tir, 6.3 rebonds et 1.4 contre, pour 16.3 d’évaluation de moyenne.

Alors que Tony Parker vit une intersaison mouvementée du côté de l’Asvel, qu’il entraînera à la rentrée, Messi Yangala revient pour BasketUSA sur son expérience au sein du groupe tricolore dirigé par « TP » pour la première fois. Une aventure conclue par une cinquième place au début du mois de juillet.

Messi, d’où vient ta passion pour le basket ?

Elle vient de mon père, qui jouait au basket en amateur. Il m’y a mis très tôt. Au départ, je n’étais pas forcément attiré par ce sport. J’étais plutôt football, comme tous les autres enfants de mon âge et mes amis à l’époque.

Mais la passion de mon père pour le basket a beaucoup joué. Dès l’âge de cinq ans, il m’a « forcé », entre guillemets, notamment parce que j’étais grand. Je me souviens que, dès les premiers entraînements, j’ai directement accroché. C’est comme ça que tout a commencé.

On parle déjà de toi comme d’un potentiel prospect pour la Draft 2028. Comment gère-t-on cela à 16 ou 17 ans ? Est-ce plutôt une pression ou une motivation ?

Je le gère plutôt bien. Je n’y prête pas forcément attention, à vrai dire. Je sais de quoi je suis capable. Je dirais donc que ça me motive tous les jours, parce que c’est un objectif.

Je veux accomplir quelque chose dans le haut niveau. Je ne veux pas simplement l’atteindre. Je me sers de ça comme d’une motivation, sans prendre la grosse tête. Je suis conscient de tout cela.

Es-tu satisfait de ta progression jusqu’ici ?

Je suis plutôt content de ma progression, même s’il y a toujours des axes d’amélioration. Dans l’ensemble, la saison s’est bien passée avec le Pôle France.

Le début a été compliqué pour moi. Il a fallu que je trouve mes repères. Je n’étais pas encore un élément moteur du groupe, je n’étais pas vraiment dedans. Il m’a fallu quelques mois pour m’adapter, puis tout s’est bien passé.

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La Coupe du monde U17 a été un moment important de ta saison. Tu as terminé deuxième meilleur scoreur, rebondeur et joueur à l’évaluation de l’équipe. Quels enseignements en tires-tu ?

Individuellement, je dirais que le bilan est positif. J’ai été plutôt régulier et présent dans les matchs, notamment dans les rencontres importantes.

J’ai su apporter ce que je pouvais, faire ce que je savais faire, tout en aidant les autres et en essayant d’être un leader, sur le terrain comme en dehors.

Collectivement, en revanche, je suis un peu déçu du résultat. On sort encore en quart de finale, comme l’année précédente, face à une équipe contre laquelle on avait pourtant fait la course en tête.

On était devant, on gérait plutôt bien le match et on était vraiment dedans. À l’arrivée, c’est une déception parce qu’on voulait aller plus loin et qu’on en avait le potentiel. Mais on doit apprendre de ça pour revenir plus forts dans les années à venir.

Avez-vous des regrets sur la gestion de cette fin de quart de finale face à la Turquie, avec ce 13-0 encaissé pour terminer la rencontre ? Cela a-t-il été un trou noir ?

Oui, ça nous a fait très mal. On a mal géré ce moment. On mène 87-81 à trois minutes trente de la fin et notre meilleur joueur, Nathan Soliman, commet involontairement sa cinquième faute. On encaisse un « and-one » sur l’action, mais on reste quand même à +3.

Ensuite, c’est nous qui avons mal géré. Il n’y a pas eu ce moment où les leaders prennent le ballon, calment le jeu et annoncent quelque chose. On s’est précipités. Ça a été un enchaînement d’événements négatifs.

On arrive encore à faire un stop ensuite, mais après, plus rien. On ne parvient plus à jouer correctement au basket. Il y avait aussi beaucoup de pression sur notre équipe.

Le manque d’expérience dans les fins de match a joué, moi y compris. Il y avait également le contexte, puisque la compétition se déroulait en Turquie. On ne s’entendait pas entre nous et on se faisait huer de partout. Tony criait pour annoncer quelque chose, mais on ne l’entendait pas. C’était un peu tout ça.

Comment était Tony Parker comme entraîneur durant cette aventure d’un peu plus d’un mois ?

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Ça s’est très bien passé. C’est un bon coach ! Il nous a beaucoup aidés et nous a donné énormément de conseils. Franchement, en matière d’expérience de joueur, on ne pouvait pas trouver mieux.

Quand on est plongé dans la compétition, on ne se rend pas forcément compte qu’on est entraîné par Tony Parker. On a tendance à banaliser la situation. Cela devient une personne qu’on voit tous les jours et qu’on apprend à connaître.

Mais quand on prend du recul, on se dit : « Merde, c’est un joueur qu’on regardait depuis tout petits à la télévision. » C’est une figure importante de notre sport, et même du sport en général.

Il gérait bien ses émotions en tant que coach. J’en retire vraiment une très bonne expérience.

Messi Yangala avec l’équipe de France U17

Quel genre d’entraîneur était-il ?

Il était plutôt proche de ses joueurs. Il essayait de comprendre chacun d’entre nous et d’expliquer à chacun quel était son rôle. Il prenait vraiment le temps de nous parler.

Il t’a fait confiance en t’accordant l’un des plus gros temps de jeu de l’équipe. Avez-vous beaucoup échangé ?

Oui, on a beaucoup parlé avec Tony. C’était surtout au sujet de mon poste, parce qu’on n’avait pas assez de postes 5 aptes à disputer la Coupe du monde.

Compte tenu de mes qualités athlétiques et de ma taille, il m’a expliqué qu’il allait me décaler au poste 5.

Ce n’était pas forcément facile à accepter pour moi, mais il a su me mettre en confiance. On devait le faire pour gagner. Il faut parfois faire des choix, et celui-là en faisait partie.

Il faut savoir accepter ce rôle tout en continuant d’être un leader. On a pu beaucoup échanger là-dessus. Il m’a rassuré, il a été proche de moi et il a été là pour moi.

C’était également une façon de me développer dans un autre registre. Cela reste une bonne expérience.

Vous a-t-il également mis en garde, notamment les leaders de l’équipe, sur ce qui vous attendait pour la suite ?

Surtout après le match contre la Turquie. Il nous a parlé, avec Aaron et Nathan, de la nécessité de savoir rebondir.

Il nous a expliqué que les erreurs qu’on avait pu commettre n’étaient pas graves. Il ne nous a pas condamnés. Il nous a parlé de la manière de gérer tout ça.

Il faut comprendre que chaque action compte. Le score final est la somme de toutes ces actions. Un lancer-franc manqué ou une petite finition ratée près du cercle peuvent changer l’issue d’un match. Tout est important.

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Ensuite, il faut savoir rebondir, surtout lorsqu’on est l’un des leaders d’une équipe. On ne peut pas se montrer abattu ou ne plus avoir envie de jouer. On doit montrer l’exemple, prouver qu’on est toujours là et continuer à jouer.

Et puis, la vie continue ! On est encore jeunes et on gagnera encore des choses. Ce n’est pas facile, cela peut prendre du temps avant de remporter quelque chose, mais il ne faut jamais lâcher.

On a ensuite gagné nos deux matchs de classement. C’était important de bien terminer.

Comment imagines-tu la suite ?

La saison prochaine, je veux être un leader, montrer ce que je sais faire et tout exploser pour ma troisième année. Ensuite, on verra ce qui se passera.

Sur le plan du basket, je veux surtout travailler mon tir extérieur. J’ai été un peu gêné par des problèmes à l’épaule cette saison, mais on est en train de travailler là-dessus.

Je veux continuer à développer mes qualités, notamment au poste bas. On travaille tout cela pendant le camp.

Yacine Aouadi

Le mot de Yacine Aouadi : « Un joueur en progression dans tous les domaines »

On avait déjà travaillé ensemble après la Coupe du monde U17, ce qui a motivé sa venue à l’Upsilon Camp.

Physiquement, c’est un joueur exceptionnel. Combiner la taille et la mobilité comme il le fait, on voit rarement cela. Même chose avec le dribble : j’ai rarement vu un joueur de cette taille aussi à l’aise. Il est très facile avec le ballon et sa verticalité est également exceptionnelle.

Maintenant, il reste encore en phase d’apprentissage. À mes yeux, il se situe entre deux postes. On l’a vu évoluer au poste 5 pendant la Coupe du monde. L’enjeu sera notamment de progresser au tir, mais il n’en est encore qu’au début.

Il faut mettre tout cela en perspective avec son âge. Il progresse dans tous les domaines, notamment dans sa connaissance du jeu. Je trouve qu’il comprend très vite.

Le traditionnel match de gala Upsilon se tiendra ce samedi 1er août à La Canopée, à Oullins-Pierre-Bénite.

Lien vers la billetterie

Crédits photo : FIBA et @akilvisuals

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