Igor Paixao envisage de quitter
l’OM sous peu. L’attaquant brésilien l’a annoncé lui-même en marge
du match de championnat joué à Troyes ce dimanche.
Bruno Genesio a tout fait pour conserver Igor Paixao cet été.
Alors qu’un accord de principe avait été trouvé avec Sunderland
pour un
transfert à 35 millions d’euros – soit le montant
investi un an plus tôt par l’OM pour s’allouer ses services – le
Brésilien a été retenu coûte que coûte, avec la bénédiction finale
du propriétaire du club Frank McCourt.
« La situation du club m’a fait rester. J’ai pensé au bien
du club. Même en me vendant, ils n’auraient pas pu me remplacer,
une pièce qui est importante pour eux, dixit l’attaquant
auriverde dans un entretien accordé au Canal Football Club.
C’est le bon choix, c’est clair, je veux continuer à jouer et à
donner mon maximum. Cette saison, tout est réuni pour que j’aie un
rôle important et que j’aide mon équipe à remettre l’OM là où il se
doit, tout en haut. »
Pour autant, le début de saison est très délicat pour
l’intéressé, qui n’a pas encore marqué le moindre but en six
matches officiels. Mais Igor Paixao l’assure: « C’est un
privilège et une responsabilité de porter un maillot avec autant
d’histoire. J’ai une responsabilité supplémentaire. Je suis
heureux, Marseille est un grand club. J’aime la manière dont ma
famille et moi sommes traités ici. »
Un coup de sang à Troyes
Une satisfaction qui ne durera manifestement pas puisque
l’ancien crack du Feyenoord Rotterdam annonce clairement un départ
à court terme de la cité phocéenne. « En janvier, les équipes
sont déjà formées, c’est difficile. Il y a plus de chances que je
parte l’été prochain », souffle-t-il sans retenue aucune.
Dimanche soir à Troyes, Igor Paixao n’a pas caché son
mécontentement tandis que Bruno Genesio le rappelait sur le banc,
après 87 minutes infructueuses. « Pour moi, ce n’est rien. Ça
peut arriver, évacuait dans la foulée le coach de l’OM en
conférence de presse. Je pense qu’il était frustré, peut-être
frustré de sortir, peut-être frustré de son match. Mais voilà, je
peux le comprendre. Il sait qu’il peut compter sur moi, il sait
qu’il a la confiance du groupe, il sait qu’on a fait beaucoup de
choses pour qu’il reste ici. […] Il n’y a rien de
grave. »













