Marta est en mission et chacune de ses sorties transforment ces conférences de presse en débat géopolitique, ce qui est tout à fait compréhensible. Concernant les champions russes qui ne se sont pas postionnés clairement, Marta est sans pitié.
« Je sais qu’il y en a qui ont quitté la Russie dès que la guerre a éclaté, qui ont vendu leurs commerces, qui ont laissé tout derrière eux, parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec ce que faisait leur pays à d’autres personnes et c’était leur manière de protester. Ils ont quitté le pays et ont commencé une nouvelle vie ailleurs, ou condamné publiquement ces agissements. Il y a beaucoup de figures proéminentes qui se sont exprimées. Et il est évident qu’il leur est impossible de revenir en Russie pour le moment. Peut‐être à l’avenir, qui sait ? On peut quand même contester publiquement si on n’est pas d’accord, c’est possible. Nous, on voyage toute l’année. Quand on y pense, si vous n’êtes pas d’accord, il y a plein de moyens d’éviter de vivre en Russie. On a notamment Daria Kasatkina qui est un exemple flagrant, elle en a parlé publiquement ; il y a des personnes qui se rendaient dans l’appartement de ses parents pour les effrayer, mais ça ne l’a pas arrêtée. Elle a changé de nationalité et déménagé. Je ne pense pas qu’elle vivait en Russie, mais la plupart des joueurs et joueuses ne vivent pas en Russie. Il n’y a rien qui peut vous arrêter si vous ne croyez pas dans quelque chose. Visiblement, ils ne raisonnent pas ainsi, n’est‐ce pas. Après quatre ans, les choses sont claires : on sait de quel côté ils sont, et c’est leur fardeau, c’est à eux de porter ce fardeau et non à moi »
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