Le 18 janvier dernier, c’est dans le chaos que s’est déroulée et achevée la finale de la Coupe d’Afrique des nations à Rabat, avec la victoire du Sénégal sur le Maroc après prolongation (1-0). Avant ce dénouement, les Lions de l’Atlas avaient eu l’occasion de clore les débats avec un penalty obtenu dans les derniers instants du temps réglementaire (penalty finalement raté par Brahim Diaz) – un événement qui avait mis le feu aux poudres en tribunes.
Alors que les Lions de la Teranga venaient de voir un but potentiellement valable refusé, ce penalty accordé au Maroc a provoqué l’ire des joueurs et des supporters sénégalais, d’aucuns ayant alors investi le bord de la pelouse pour en découdre avec des stadiers. 18 interpellations ont alors eu lieu, pour autant de condamnations à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an.
15 détenus graciés
Trois supporters ont purgé leur peine intégralement et ont été libérés le mois dernier, mais 15 d’entre eux demeuraient à ce jour détenus. Une rétention levée ce samedi par le roi du Maroc Mohammed VI. « Vu les relations fraternelles séculaires qui lient le royaume du Maroc et la république du Sénégal, et à l’occasion de l’avènement de Aïd al-Adha, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a bien voulu accorder, pour des considérations humaines, sa grâce royale aux supporters sénégalais condamnés pour des infractions commises à l’occasion des compétitions de la Coupe d’Afrique des nations », peut-on lire ce jour dans un communiqué du cabinet royal.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a réagi à la nouvelle sur les réseaux sociaux: « Nos compatriotes retenus au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la Coupe d’Afrique des nations sont libres. Ils retrouveront bientôt les leurs, par la Grâce Royale que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a bien voulu leur accorder à l’occasion de l’Aïd el-Kébir. J’adresse à Sa Majesté mes remerciements les plus sincères pour cette décision empreinte de clémence et d’humanité. Le Sénégal et le Maroc cultivent une fraternité ancienne, que ce geste, une fois encore, vient honorer. »




