C’est un schéma auquel on assiste régulièrement. Celui d’un joueur qui revient en NBA après avoir passé plusieurs années en Europe, et autant dire que la transition n’est jamais facile. Guerschon Yabusele peut en témoigner…
Lors de l’intersaison, plusieurs joueurs ont retenté leur chance dans la Grande Ligue. Parmi eux, Mario Hezonja, qui y a déjà évolué de 2015 à 2020, a fait son retour aux États-Unis en s’engageant avec les Cavaliers cet été.
Après une première sortie difficile en présaison face aux Celtics, l’ailier s’est rassuré ce lundi dans la victoire des Cavs contre Orlando, la franchise qui l’avait drafté il y a maintenant plus de dix ans.
En compilant 13 points, 5 rebonds, ainsi que 2 passes décisives, 2 contres et 2 interceptions à 5/9 au tir en moins de 17 minutes, il a montré les premiers signes d’un réajustement qui a ravi son entraîneur Kenny Atkinson.
Mais ce dernier doit encore trouver la bonne formule pour l’intégrer durablement à son collectif.
« C’est une adaptation et nous devons être compréhensifs. Cela ne se fera pas du jour au lendemain », a déclaré le technicien. « C’est un joueur très complet. Il faut maintenant définir la manière dont il va s’intégrer à cette équipe. Nous sommes encore dans une phase d’observation. Nous avons vu beaucoup de choses très intéressantes, notamment lorsqu’il se projette en contre-attaque, car une fois lancé, c’est un train lancé à pleine vitesse. »
« C’est un joueur très complet »
Véritable star en Europe, où il a été élu MVP du championnat espagnol et figurait parmi les meilleurs scoreurs de l’Euroleague, l’international croate doit désormais accepter un rôle différent, en sortie de banc dans l’Ohio.
Aux côtés de superstars comme James Harden et Donovan Mitchell, Kenny Atkinson veut trouver le bon équilibre pour tirer le meilleur de tous ses joueurs.
« Je ne vais même pas dire où il se place dans la hiérarchie offensive », a-t-il expliqué à propos de Mario Hezonja. « Nous disposons d’autres solutions dans l’effectif, mais je veux trouver le juste équilibre. C’est un joueur offensif talentueux et je ne veux ni le brider ni l’enfermer dans un rôle précis. »
Une chose est déjà sûre en tout cas : le natif de Dubrovnik possède largement les qualités physiques pour exister en NBA. Du haut de ses 2,06 m et de ses 110 kilos, il dispose d’un mélange intéressant de puissance et de mobilité.
Une polyvalence qui pourrait grandement aider les Cavs et leur permettre de varier davantage en attaque, notamment face aux changements défensifs.
« Nous allons pouvoir exploiter les mismatchs avec lui », s’est réjoui son coéquipier Peyton Watson. « Il y a désormais beaucoup d’écrans entre extérieurs en NBA et les équipes changent souvent en défense. S’il se retrouve au poste bas face à un meneur plus petit, cela va vraiment aider notre attaque, car la défense sera obligée d’envoyer de l’aide, ce qui nous offrira de plus en plus de tirs complètement ouverts. »














