C’est une Equipe de France particulièrement impressionnante que l’on observe à Berlin depuis le début de la Coupe du monde. Déjà très adroites lors de leurs deux premières sorties, les Bleues ont encore repoussé les limites ce lundi face au Nigeria. Dans un match sans enjeu, elles ont établi un nouveau record de tirs à 3-points réussis dans un match du Mondial, avec 22 paniers primés, dépassant les 20 du Japon face au Mali trois jours plus tôt.
Une réussite personnifiée par Gabby Williams et Marine Johannès, en feu depuis le début de la compétition et qui ont entraîné tout le collectif dans leur sillage face aux championnes d’Afrique.
L’ailière des Valkyries était sur un nuage avec 25 points et 6/8 de loin, tandis que sa partenaire a pris feu dès le premier quart-temps, inscrivant 11 points dans la période, avant d’ajouter deux nouvelles réussites derrière l’arc.
« On a été sérieuses dès le début. À la mi-temps, on s’est dit qu’il ne fallait pas regarder le score », a apprécié Marine Johannès. Une mentalité qui symbolise bien l’état d’esprit affiché par la France depuis le début du tournoi.
Préparer les jours où les tirs ne rentreront plus
Pour autant, pas question pour la numéro 23 des Bleues de se voir trop belle. Interrogée sur l’adresse exceptionnelle des Tricolores, elle a préféré relativiser, consciente que la réussite extérieure peut rapidement fluctuer.
« On arrive bien à faire des décalages, on fait des bons stops, donc ça nous aide à relancer. Après, je pense qu’on est en confiance en ce moment, on joue bien, on se sent bien. Maintenant, il va falloir aussi penser à quand on aura moins d’adresse. Là, forcément, quand on a de l’adresse, tout va bien. En deuxième mi-temps, on a voulu penser à plus alterner avec les joueuses intérieures. Donc voilà, c’est là [qu’on doit travailler]. »
Un sentiment partagé par Marième Badiane. L’intérieure a justement plusieurs fois été trouvée près du cercle, offrant une autre solution offensive à une Equipe de France qui ne pourra pas toujours compter sur une telle réussite derrière l’arc.
« Je pense qu’il faut utiliser chaque match comme une séance de travail. C’était l’occasion, on sait que derrière ça va être compliqué aussi, ça va être dur. D’autant plus que la préparation était super courte. »
Les Bleues auront justement le temps de travailler ces alternatives. Qualifiées directement pour les quarts de finale grâce à leur première place, elles bénéficieront de deux jours sans match avant de retrouver le parquet. D’ici là, elles connaîtront leur prochain adversaire, avec Porto Rico, l’Italie et la Chine encore en lice pour croiser leur route.
À Berlin




