Le jeu minimaliste des Gunners,
samedi, face au PSG leur a valu de sévères
critiques.
Le plan a bien failli fonctionner pour Arsenal. Mikel Arteta
avait pourtant promis le « show » à la veille de la rencontre et un
match dans la même veine que l’inoubliable demi-finale aller entre
le PSG et le Bayern Munich (5-4). Pourtant, forts du but inscrit
d’entrée par Kai Havertz, les Gunners ont décidé de se contenter de
défendre, dressant trois lignes resserrées aux abords de la
surface. Même après l’égalisation d’Ousmane Dembélé peu après
l’heure de jeu, Arsenal semblant dès lors attendre la séance de
tirs au but, finalement fatale.
Les statistiques sont à cet effet éloquentes. Les Londoniens
n’ont ainsi eu que 25% de possession durant la rencontre, échangé
196 passes durant 120 minutes contre 809 côté parisien et terminé
la rencontre avec 0,31 expected goal après l’ouverture du score.
Les chiffres sont accablants et les champions d’Angleterre n’ont
pas échappé aux critiques à l’issue de la rencontre.
« On a mérité la victoire, car le PSG était la seule équipe
à vouloir jouer », a ainsi confié Joao Neves à l’issue de la
rencontre. Une analyse partagée par Alex Fergusson au moment de
féliciter Nasser Al-Khelaïfi à l’issue de la rencontre. «
Bravo, c’était une soirée difficile pour vous, mais vous avez joué
contre une équipe ennuyeuse qui n’a fait que défendre », a
soufflé l’ancien entraîneur de Manchester United.
« La pire performance que je n’aie jamais vue en finale de
Ligue des champions »
Jamie Carragher, ancien Red, a été encore plus virulent. «
Cela pourrait être la pire performance que je n’aie jamais vue en
finale de Ligue des champions. Honnêtement, Arsenal a joué comme
Getafe pendant 120 minutes. Quatre-vingt-dix minutes à s’asseoir
profondément, trente minutes de plus à s’asseoir encore plus
profondément », a-t-il analysé, ajoutant : « J’ai continué
à attendre qu’ils montrent un peu d’ambition, un peu de courage,
mais le plan semblait évident : survivre, survivre, survivre et
espérer que David Raya gagne la séance de tirs au but. C’est la
finale de la Ligue des champions, pas un combat pour le maintien.
»
De son côté, Mikel Arteta semblait vouloir justifier ce jeu
minimaliste par la supériorité des Parisiens. « Félicitations
au PSG et surtout à Luis, car ils sont, à mon avis, la meilleure
équipe du monde. Je n’ai jamais vu auparavant dans ma vie ce dont
ils sont capables avec le ballon dans des actions individuelles.
Ils nous ont forcés à jouer dans un style que nous ne voulions pas
», a-t-il confié.




