Il est une chose que Lorenzo Musetti peine encore à effacer de sa saison 2026 : son début d’année.
L’Italien était tout proche d’atteindre les demi-finales de l’Open d’Australie. Numéro 3 mondial derrière les deux phénomènes que sont Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, il menait pourtant deux sets à zéro face à Novak Djokovic en quarts de finale lorsqu’une nouvelle blessure a brutalement mis fin à ses espoirs. Un coup dur qui a également affecté le moral de l’Italien au cours des mois suivants, comme il l’a reconnu.
Musetti n’a pas été épargné par la malchance cette année
Le Toscano est revenu sur ce qui s’est passé à Melbourne dans un entretien accordé à La Gazzetta dello Sport, après avoir remporté le tournoi ATP 250 de Lyon, quatre ans après son dernier titre, décroché à Naples.
À 24 ans, il n’est pas près d’oublier cet épisode, mais il a fait preuve d’une grande maturité : « Il ne sera jamais vraiment derrière moi. Mais je pense qu’il est faux de vouloir effacer cet épisode, car il s’est produit et on ne peut pas le supprimer. Durant les premiers mois, je n’arrivais pas à me le sortir de la tête. C’était quelque chose qui pesait sur moi et, même inconsciemment, je ne parvenais pas à tourner la page. J’ai compris progressivement, à travers mes erreurs, en commettant puis en répétant certaines d’entre elles, que je ne pouvais malheureusement pas changer ce qui s’était passé en Australie. En revanche, je peux changer ce qui se passera désormais. »
Le regret demeure toutefois bien présent : « Il est encore là aujourd’hui, car j’aimerais évidemment rejouer un jour ce match contre Djokovic et le terminer en bonne santé. Mais j’ai hâte de me retrouver dans une rencontre qui pourrait peut-être m’amener au même résultat, voire, qui sait, encore plus loin. »
Lorenzo Musetti a également intégré à son équipe l’ancien joueur Gianluca Mager, qui est par ailleurs son beau-frère, aux côtés de son entraîneur Simone Tartarini. Dans cet entretien, il explique les raisons de ce choix : « Son arrivée s’est faite dans le silence, mais les résultats ont été immédiats. Nous avons toujours été très proches, bien avant de devenir de la même famille. Nous avons toujours partagé de beaux moments, sur les courts comme en dehors. J’ai fait ce choix pour retrouver un peu de sérénité. Beaucoup l’ont critiqué, en parlant de zone de confort, mais je pense que c’est ce que je recherchais et ce dont j’avais besoin, surtout après une année aussi difficile. J’avais besoin de quelqu’un avec qui échanger, qui ait une vision davantage tournée vers le joueur, puisque Gianluca a arrêté il y a peu de temps. Je pense que l’énergie et les stimuli que nous nous sommes apportés ont, en partie, contribué à cette belle semaine. »














