Les droits télévisés de la Ligue
1 pourraient connaître un nouveau tournant. Alors que la LFP a
lancé un nouvel appel d’offres, beIN Sports aurait déjà manifesté
son intérêt pour le dossier.
La Ligue de football professionnel espère enfin trouver une
issue favorable au dossier des droits télévisés de la Ligue 1. Pour
relancer les négociations, l’instance présidée par Vincent Labrune
a décidé de revoir son calendrier et de lancer un nouvel appel
d’offres dès mardi. Les diffuseurs intéressés ont désormais
jusqu’au 3 décembre pour transmettre leurs propositions. Si le prix
de réserve n’a pas encore été officiellement dévoilé,
L’Équipe avance un montant minimal de 350 millions d’euros
par saison.
Pour atteindre cet objectif, la LFP pourrait notamment compter
sur l’arrivée de nouveaux acteurs, à commencer par Netflix,
susceptible de faire grimper les enchères. Mais les clubs et les
supporters espèrent également retrouver des diffuseurs historiques
comme Canal+ et beIN Sports. Le patron de la chaîne cryptée, Maxime
Saada, a toutefois déjà fixé ses conditions, en rappelant que tout
investissement devait être rentable. De son côté, beIN Sports reste
discret et privilégie les échanges en coulisses.
beIN Sports prêt à revenir, Al-Khelaïfi se met en retrait
Selon L’Équipe, des discussions ont néanmoins déjà été
engagées entre LFP Media et la chaîne franco-qatarienne. Cette
dernière aurait manifesté son intérêt pour le dossier, sans
toutefois formuler la moindre offre ni garantir qu’une proposition
serait transmise. beIN Sports serait malgré tout disposé à tourner
la page après plusieurs années de relations particulièrement
tendues avec la Ligue.
Ces négociations pourraient également se dérouler dans un
contexte inédit avec le retrait de Nasser Al-Khelaïfi des
discussions. Le président du PSG et de beIN Sports, régulièrement
visé par des accusations de conflit d’intérêts en raison de sa
double fonction, a choisi de rester à l’écart des échanges. Une
décision qui pourrait satisfaire Joseph Oughourlian. Le président
du RC Lens avait en effet été l’un des dirigeants les plus
virulents à l’égard du patron qatari ces dernières années.













