Dans notre « Mock draft », nous imaginions déjà les Pistons sélectionner Ebuka Okorie avec leur 21e pick. Mais pour s’assurer de pouvoir le récupérer, et ne pas avoir de mauvaise surprise, la franchise du Michigan a préféré « remonter » jusqu’à la 17e place en envoyant trois seconds tours aux Grizzlies.
C’est dire si les Pistons tenaient à lui. « On voulait aller chercher le joueur qu’on voulait. C’est un profil que nous ciblions dans ce processus, on a regardé beaucoup de vidéos sur lui. Sur toute la seconde moitié de la saison, c’était un joueur qui nous plaisait, un gars qui correspondrait à ce que nous essayons de mettre en place ici », décrit le président du club, Trajan Langdon.
Ce dernier, à l’issue de l’élimination de son équipe face aux Cavs au second tour des playoffs, avait fixé comme priorité de recruter des joueurs capables de faire le jeu, pour soulager Cade Cunningham.
Ebuka Okorie semble coller à ce profil, « en matière de jeu plus rapide et pour avoir un autre joueur capable d’être sur le terrain, de manier le ballon, non seulement pour marquer mais aussi pour créer pour les autres ».
À Stanford, Okorie a terminé meilleur marqueur de l’ACC avec 23,2 points par match. Il a également terminé en tête du Cardinal aux passes décisives (3,6) et aux interceptions (1,6) par rencontre. Le joueur de Stanford n’a que peu d’équivalents dans cette Draft pour parvenir au cercle et mettre la pression sur les défenses adverses.
Capable de créer pour lui et pour les autres
Avec une qualité qui ne passe pas inaperçue : « Une vitesse incroyable balle en main », qualifie Langdon. « Si je me souviens bien, je pense qu’il était parmi les meilleurs du pays pour les ‘and-ones’ dans la raquette ; surtout au poste de meneur, il était peut-être même le numéro un. Et comme vous le savez, il a évidemment terminé parmi les trois meilleurs marqueurs du pays comme freshman », poursuit le dirigeant.
Le président se dit ravi de mettre la main sur « une arme capable de pénétrer dans la raquette à volonté », susceptible d’aider l’équipe non seulement à marquer sur demi-terrain et sur tout terrain, « mais aussi à distribuer et à apporter un peu plus de création partout sur le parquet ». Tout en étant une menace extérieure sérieuse avec 35.4% de réussite à 3-points sur un volume important.
Trajan Langdon le décrit encore comme un « gagnant » et un gros bosseur capable de répondre présent malgré la pression défensive exercée sur lui, et disposant de « qualités qui ne s’apprennent pas ». Sur le papier, le rookie aurait donc le profil parfait, qui n’est pas sans rappeler Dennis Schröder, pour épauler le leader local. Et éviter de trop tomber dans la « Cade dépendance », comme on a pu le voir en playoffs.
« J’ai l’impression qu’aux côtés de Cade, je serai un créateur de plus sur le terrain, un autre joueur capable de faire la différence pour moi-même et pour les autres. Et sur le plan défensif, j’apporterai de l’intensité, en utilisant ma rapidité pour couper les lignes de passe et dévier beaucoup de ballons », se projette Okorie qui volait un peu moins de deux ballons par rencontre à l’université.
« Il va être entouré de très bons joueurs et je pense donc que, que ce soit en transition ou sur demi-terrain, il sera capable de pénétrer, de faire ce qu’il sait faire et de trouver les autres. Et c’est ce que nous attendons avec impatience », termine de son côté le président des Pistons.




