De tous les acteurs sur le parquet, il est peut-être celui qui a été embarqué dans les montagnes russes émotionnelles les plus vertigineuses. Car bien avant le geste libérateur d’OG Anunoby, la soirée de Karl-Anthony Towns a démarré par une sacrée claque.
Après… 62 secondes de jeu, « KAT » était déjà de retour sur le banc des Knicks. Sur la première possession de la rencontre, l’intérieur avait commis une première faute sur une pénétration de De’Aaron Fox. Towns a ensuite écopé d’une faute offensive après un « challenge » pris par Mitch Johnson.
Les arbitres avaient initialement sanctionné Victor Wembanyama, avant de revoir leur jugement en considérant que le joueur des Knicks avait « coincé » le bras du Français pour s’ouvrir la voie du cercle (qui était quand même parvenu à le contrer avec son autre bras dans la continuité de l’action).
Résultat, Towns, qui avait inscrit les premiers points de son équipe, était condamné à rester sur son banc pendant une bonne partie du premier quart-temps. Un coup de massue précoce qui a poussé Mike Brown à bricoler dans sa raquette, mobilisant tout à tour Mitchell Robinson, Ariel Hukporti ou même Jeremy Sochan.
Un dernier geste décisif
Ce faux départ n’a pas empêché le pivot de jouer un rôle important dans le retour de sa formation. En 26 minutes de jeu finalement, il a cumulé 13 points et 10 rebonds, et surtout fini avec un +17 au score lorsqu’il n’était pas sur le banc.
C’est lui qui a perturbé (et visiblement dévié) la toute dernière remise en jeu de Dylan Harper, qui n’a pas pu servir Stephon Castle dans de bonnes conditions au buzzer. Un dernier geste avant une explosion collective dans un Madison Square Garden en ébullition. Et un Towns, qui a pris dans ses bras le héros de la soirée, très émotif.
Karl Anthony-Towns looks like he’s gonna cry after the Knicks pulled off one of the greatest comebacks in sports history…
What a freaking night. pic.twitter.com/n23Njlb8RO
— SM Highlights (@SMHighlights1) June 11, 2026
« J’ai déjà vu des gens partir avant la fin du match au MSG, en regardant la chaîne MSG Network par le passé. On a pu voir ma réaction, l’émotion. J’ai un peu débordé à ce moment-là. C’étaient des larmes de joie. Ce n’étaient pas de gros sanglots ou quoi que ce soit, juste des larmes de joie », décrit l’intéressé.
Un coup de pouce dans la vie
Puis, sans doute en pensant aux épreuves familiales qu’il a dû traverser ces dernières années, il ajoute : « Personnellement, je voulais juste un coup de pouce dans la vie. Et j’en ai eu un sur cette dernière action avec OG qui marque le panier. Je voulais juste un coup de pouce dans la vie. Juste qu’une chose tourne en ma faveur, une seule fois. Et je suis heureux que ce soit arrivé. »
Présent à ses côtés en conférence de presse, Jose Alvarado ne cache pas non plus qu’il était « sur le point de pleurer ». « Je suis au Madison Square Garden dans le quatrième quart-temps, en train de jouer avec ces gars-là. Et on joue pour quelque chose de spécial. C’est vraiment quelque chose que je ne peux pas exprimer avec des mots », lâche le remplaçant.
Des mots qui résonnent fort chez Karl-Anthony Towns. « On pouvait vraiment ressentir toute cette profusion de joie en même temps de la part de tout le monde, cette joie collective qui a jailli de chacun à ce moment précis, le fait d’entendre le buzzer retentir et de ne pas voir la balle entrer dans le panier. On a tous ressenti quelque chose. Cela faisait longtemps que le MSG n’avait pas connu un tel moment », termine l’intérieur.




