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une longue histoire d’amour et de douleur

NISPORT STAFF Par NISPORT STAFF
31 mai 2026
dans Basketball
Temps de Lecture :6 min de lectures
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une longue histoire d’amour et de douleur
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Nul doute qu’une partie des fans des Knicks, à New York même et ailleurs dans le monde, ceux qui ont fêté la victoire face aux Cavaliers, n’étaient pas nés lors de la dernière qualification de la franchise en finale NBA, en 1999. Et le pourcentage augmente encore davantage si on remonte dans le temps et qu’on se demande qui était enfant, adolescent ou adulte lors du dernier titre des Knicks, en 1973.

Car si la franchise de la « Big Apple » est mythique, son histoire d’amour avec les Finals est plutôt contrariée et distante, avec huit apparitions, étalées sur trois décennies seulement. Toutes marquantes ou presque.

1951, 1952, 1953, le triplé malheureux

Nous sommes dans les débuts de la NBA donc dans une époque révolue depuis bien longtemps. En 1950, les premiers joueurs noirs arrivent dans la ligue et cette même saison, on assiste au plus petit score de l’histoire, ce terrible 19-18, qui va pourtant avoir une influence profonde sur l’histoire de la ligue. Les Knicks vont remporter deux séries de playoffs pour rejoindre les Finals, face aux Rochester Royals. Menés 3-0, ils parviennent à réagir et à provoquer un Game 7. Là encore, New York est dominé en première période mais revient et prend deux points d’avance à deux minutes du terme. Bob Davies marque les lancers-francs décisifs pour les Royals, qui remportent le titre.

La saison suivante, même résultat. Les Lakers de Minneapolis reprennent leur marche en avant avec un George Mikan dominant. Le Game 7 étant une formalité (82-65). Enfin, en 1953, les Knicks sont de nouveau au rendez-vous de la dernière série de la saison, pour une revanche face aux Lakers. George Mikan est toujours là et même si New York prend la première manche, la suite tourne en faveur de l’équipe dominante de l’époque, qui s’impose 4-1. Trois tentatives de suite, trois ratées et une attente de plus de quinze ans qui s’installe.

1970, le retour légendaire de Willis Reed

Avec 60 victoires pour 22 défaites, les Knicks de la saison 1969/70 affiche le meilleur bilan de leur histoire (c’est d’ailleurs toujours le cas) et s’appuient sur un superbe collectif. Avec Willis Reed, Dave DeBusschere, Bill Bradley et Walt Frazier, les joueurs de New York sont très solides et reviennent en Finals, toujours contre leur meilleur ennemi californien : les Lakers. En face, ce n’est plus George Mikan, mais c’est un trio de folie : Wilt Chamberlain, Jerry West et Elgin Baylor. C’est évidemment le Game 7 des Finals 1970 qui va marquer les esprits et entrer dans la légende.

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Les Knicks mènent 3-2 mais Willis Reed s’est blessé à la cuisse. Il ne peut pas être à son meilleur niveau pour le match le plus important de la saison. Néanmoins, il est présent au Madison Square Garden, pour le plus grand plaisir du public. Il boite bas, malgré les antidouleurs injectés dans sa cuisse mais l’essentiel est ailleurs : dans sa simple présence. « Il nous a donné un énorme coup de pouce, juste en venant sur le terrain. Il ne pouvait pas jouer à son niveau habituel, mais il a fait beaucoup de choses et ça a beaucoup compté pour le moral des autres joueurs », expliquait l’entraîneur de New York, Red Holzman.

Le pivot va en effet marquer les deux premiers tirs du match, ses seuls de ce Game 7, et Walt Frazier fait le reste avec 36 points et 19 passes. Les Knicks l’emportent et gagnent leur première bague. Willis Reed, lui, devient MVP des Finals. « Je ne voulais pas avoir à me regarder dans le miroir vingt ans plus tard, à me dire que j’aurais voulu essayer de jouer », confiera le héros de la soirée.

1972, le sacre de Jerry West

Deux ans après la série de 1970, les deux franchises ont de nouveau rendez-vous. C’est déjà leur quatrième affrontement à ce niveau. Les choses ont néanmoins quelque peu changé. Elgin Baylor a pris sa retraite et Willis Reed, touché au genou gauche, n’est cette fois pas en tenue pour les Finals. Même si Wilt Chamberlain et Jerry West ont vieilli et sont en fin de carrière, ils sont épaulés par Gail Goodrich. Cette formation californienne a remporté 69 matches, dont 33 de suite (record NBA) et la série appartient à Los Angeles.

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Wilt Chamberlain profite de l’absence de Reed pour imposer sa puissance, avec 23.2 rebonds de moyenne. Les Lakers cèdent le Game 1 mais encaissent les quatre matches suivants et sont logiquement champions. Après tant d’échecs dans les années 1960 face aux Celtics, Jerry West est enfin sacré. « The Stilt » est lui élu MVP des Finals.

1973, l’heure de la revanche

Un an plus tard, troisième épisode de cette rivalité. C’est le même scénario qu’en 1972, mais inversé. Les Lakers arrachent le Game 1 mais sont ensuite dominés. En seulement cinq matches, c’est terminé. Wilt Chamberlain prendra sa retraite dans la foulée de cette dernière défaite. Comme trois ans auparavant, Willis Reed est élu MVP des Finals mais cette série n’a pas la dimension dramaturgique de celle de 1970. Pour autant, elle est fondamentalement marquante sur un point très simple : c’est la dernière fois que New York trône au sommet de la NBA. Cela fait donc 53 ans…

1994, le cruel scénario

Plus de vingt ans après leurs dernières Finals, et profitant de l’absence de Michael Jordan, alors à la retraite, les Knicks s’offrent une chance de remporter une troisième bague. Ils vont passer tout près, dans une série légendaire face aux Rockets d’Hakeem Olajuwon. « Il y a assez de tragédie et de théâtre pour toutes nos vies », a déclaré le coach de New York, Pat Riley. Le Game 5 remporté par les Knicks passe presque inaperçu puisque, en même temps, a lieu la course-poursuite entre la police californienne et O.J. Simpson, principal suspect du meurtre de sa femme Nicole Brown et de son ami, Ron Goldman. NBC, diffuseur des Finals, décide de jongler entre les images de la course-poursuite et la rencontre avec un double écran. Même les joueurs sont impliqués, indirectement, en suivant ce fait divers par la télévision pendant les temps-morts.

Dans le Game 6, John Starks est en feu. Il a la balle de match à la fin, pour offrir le titre aux siens, mais sa tentative est contrée par Olajuwon, futur MVP des Finals. La suite pour lui est terrible : 0/11 à 3-pts dans le Game 7 ! Les Texans s’imposent à l’issue d’une série jouée entre les barbelés et avec un énorme suspense : aucune équipe n’a inscrit plus 93 points, aucun match ne s’est décidé à moins de 10 points d’écart. Premier raté pour Patrick Ewing.

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1999, la folle épopée

Michael Jordan a repris sa retraite et c’est encore une route qui s’ouvre pour New York. Même si cette fois, ils ne sont pas favoris du tout. La saison régulière est écourtée à cause du « lockout » et les Knicks sont qualifiés pour les playoffs à la 8e place (le « play-in » n’existe pas). Au premier tour, premier exploit avec le shoot de la victoire dans le Game 5 (le premier tour se joue alors au meilleur des cinq matches) d’Allan Houston. Dès lors, les Knicks deviennent irrésistibles. Ils sweepent Atlanta en demi-finale de conférence avant de retrouver les Pacers en finale de conférence. Dans le Game 3 à New York, Larry Johnson signe une action inoubliable. Il reste douze secondes à jouer et les Pacers mènent de trois points. Il shoote derrière l’arc, obtient la faute commise par Antonio Davis et le ballon tombe dedans. Le Madison Square Garden explose.

Les Knicks filent en Finals à l’issue du Game 6, devenant ainsi la première équipe tête de série numéro 8 à atteindre la finale NBA. La blessure de Patrick Ewing va plomber les chances des hommes de Jeff Van Gundy, face aux tours jumelles des Spurs, Tim Duncan et David Robinson. Latrell Sprewell peut bien prendre feu dans le Game 5 à domicile, les troupes de Gregg Popovich sont trop fortes et remportent le premier titre de la franchise texane. Deuxième raté pour Patrick Ewing, quand le jeune Tim Duncan, dans sa deuxième année seulement, devient MVP des Finals.

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