Dans la lignée des États-Unis, l’Equipe de France a elle aussi parfaitement négocié son entrée en matière dans cette Coupe du monde féminine. Face à une Hongrie rapidement dépassée, les protégées de Jean-Aimé Toupane ont ainsi rendu une copie presque parfaite (99-53).
Intraitables en défense et plus adroites qu’à l’accoutumée derrière l’arc, les Tricolores n’ont pas tremblé le moins du monde. Une performance forcément rassurante pour qui n’a eu que quelques jours pour trouver ses automatismes.
Les joueuses WNBA au diapason
Encore en quête de rythme offensif dans les premières minutes, les Bleues ont démarré timidement. Janelle Salaün a débloqué la situation de loin (5-7), avant d’être imitée par Marine Johannès (5-12). Un premier break qui a forcé un temps-mort de la Hongrie et définitivement lancé le tournoi de l’Equipe de France.
En défense aussi, les Tricolores se sont montrées extrêmement sérieuses. Elles ont surtout parfaitement su museler Dorka Juhasz, principale arme des Hongroises, constamment prise à deux, voire à trois, dos au panier.
Une défense agressive qui a permis aux Bleues de capitaliser sur leur gros point fort : la course en transition. Après un premier quart-temps déjà largement maîtrisé (29-11), la France a encore accéléré pour rejoindre les vestiaires avec un tableau d’affichage qui donnait presque le vertige : 61-20.
Une entame d’autant plus rassurante que huit des douze Françaises évoluent cette saison en WNBA et n’avaient disposé que de très peu de temps pour travailler ensemble avant le début de la compétition.
Capitaine Williams !
Évidemment, la nouvelle capitaine des Bleues, Gabby Williams, a joué un rôle prépondérant dans cette démonstration. Très en vue en défense, c’est aussi de l’autre côté du terrain qu’elle a impressionné.
Complètement en feu, elle a tout fait subir à la défense adverse. Des points en contre-attaque, des paniers après avoir éliminé son vis-à-vis sur le dribble, mais aussi des tirs à 3-points pris sans hésiter. Bref, la Berlin Arena a profité de toute la palette de l’ailière des Valkyries.
À la pause, la France avait déjà plié le match. Et Gabby Williams finira avec 17 points, meilleur total tricolore de la soirée à égalité avec Marine Johannès et Dominique Malonga.
Le mode gestion activé
Un scénario que l’on connaît bien avec l’Equipe de France en début de compétition. Compte tenu de leur immense avance, les Bleues ont logiquement diminué le rythme après la pause. Si Jean-Aimé Toupane n’a pas de suite ouvert son banc, la France s’est mise à tenter davantage de tirs primés, sans la même réussite que durant le premier acte.
Le troisième quart-temps a ainsi été beaucoup moins spectaculaire, mais l’essentiel était ailleurs. Jean-Aimé Toupane a pu gérer les efforts et faire participer tout son groupe, alors que Janelle Salaün (8 points, 7 rebonds et 2 interceptions) et Leïla Lacan (9 points, 4 passes) ont également apporté leur contribution.
Pas de quoi remettre en question l’excellente performance des Bleues, qui s’imposent finalement de 46 points (99-53) et lancent idéalement leur Mondial, où l’objectif est clair : aller chercher une médaille.
Deuxième étape de cette quête dès samedi (20h30) face à la Corée du Sud, victorieuse un peu plus tôt du Nigeria (99-81), champion d’Afrique en titre.
Par Nicolas Bulach à Berlin
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