Samedi soir, le Maroc et le Brésil vont s’affronter dans le premier choc de la Coupe du monde 2026 au Metlife Stadium de New York. Avant cette affiche, Afrik-Foot a interrogé ses confrères brésiliens pour en savoir plus sur la manière dont les Lions de l’Atlas sont perçus au pays du football.
Première équipe africaine à atteindre le dernier carré de la Coupe du monde, le Maroc a écrit l’histoire lors de sa formidable épopée de 2022 et décroché du respect dans le monde entier. Si les Lions de l’Atlas n’ont pas eu l’occasion de croiser le Brésil au Qatar, personne n’a oublié que la Seleçao était venue s’incliner 2-1 quelques mois plus tard à Tanger en match amical en mars 2023.
RÉTRO : LE DERNIER MAROC BRÉSIL
Le 25 mars 2023, quelques mois après l’incroyable épopée au Qatar, les Lions de l’Atlas recevaient le Brésil à Tanger pour leur premier match post-Coupe du Monde
Résultat ?
2-1
Sofiane Boufal
Abdelhamid SabiriCe… pic.twitter.com/dm1UOrj3AS
— NextGen Morocco (@NextGen_Morocco) June 10, 2026
Malgré le statut de favori naturel qui l’entoure en Coupe du monde, c’est donc avec beaucoup de respect que le Brésil défiera le Maroc samedi, comme nous l’explique Pedro Ramos, rédacteur en chef du média brésilien Trivela. “Je pense que la manière dont le Brésil perçoit le Maroc a considérablement changé, à commencer par son parcours historique lors de la Coupe du monde 2022. Depuis, les supporters et les journalistes apprécient énormément la qualité de l’effectif marocain. Ces dernières années, même si d’autres sélections africaines ont connu de belles périodes, les Lions de l’Atlas sont considérés comme la meilleure équipe du continent“, indique notre confrère, qui est persuadé que Carlo Ancelotti et sa bande ne vont pas prendre ce match à la légère.
“La conviction au Brésil que le Maroc est un adversaire difficile“
“Lorsque le tirage au sort de la Coupe du monde a placé le Maroc sur la route du Brésil, il y a eu un sentiment clair de respect et la conviction qu’il s’agit d’un adversaire difficile, en particulier pour un match d’ouverture. Certes, les Brésiliens ne connaissent pas très bien la plupart des joueurs marocains, mais des noms comme Bono, Hakimi et Brahim Diaz sont bien connus et très appréciés“, souligne Pedro Ramos.
Son collègue de Trivela, Carlos Vinicius Amorim, pointe une autre donnée intéressante : le public brésilien a surtout gardé en tête l’image très défensive du Maroc version 2022 de Walid Regragui. Par la suite, le technicien a cherché à mettre en place un projet davantage axé sur la possession et cette tendance s’est encore accentuée depuis l’arrivée en mars de son successeur Mohamed Ouahbi, plus joueur.
Les Brésiliens ont-ils une perception obsolète du Maroc ?
“Le parcours du Maroc lors de la Coupe du monde 2022 a conduit le Brésil à respecter davantage cette sélection. C’est la dernière image que gardent une grande partie des médias et des supporters. Après tout, beaucoup de gens ne suivent pas régulièrement le football des sélections en dehors des matchs du Brésil. La perception de l’équipe marocaine reste donc celle d’il y a presque quatre ans : une formation dotée d’une défense solide, évoluant avec un bloc bas et capable de se projeter rapidement vers l’avant en transition. Autrement dit, le public brésilien pourrait être surpris si le Maroc choisit de conserver davantage le ballon et d’attaquer de manière plus construite“, fait remarquer Vinicius Amorim.
Si le staff technique brésilien, qui a décortiqué les derniers matchs du Maroc, sera évidemment bien au fait de cette évolution, deux individualités cristallisent tout de même les inquiétudes côté sud-américain :
“Il existe une réelle préoccupation autour de la performance d’Achraf Hakimi, compte tenu de sa capacité à se projeter efficacement aussi bien dans l’axe que sur son côté. Les observateurs s’interrogent également sur la manière dont le marquage brésilien s’organisera, avec Matheus Cunha venant aider Alex Sandro sur l’aile, où évoluera également la star marocaine Brahim Diaz“, conclut notre confrère. Le duel entre la Seleçao et l’équipe qui revendique le titre de “nouveau Brésil d’Afrique” s’annonce alléchant !




