Le début de saison du New York Liberty a un fort accent français. Marine Johannès est celle qui se démarque le plus puisque, après onze matchs, elle est la joueuse qui a réussi le plus de tirs à 3-points en WNBA, avec 34 paniers primés. Mais lors du match face au Fever, c’est Pauline Astier qui s’est illustrée.
Dans une rencontre majoritairement dominée par Indiana, New York a ainsi pu compter sur sa Française pour se détacher dans le dernier acte. Dans les trois dernières minutes, elle a compilé six points et une passe décisive pour Jonquel Jones afin de ramener la victoire au Liberty.
« Quand nous lançons un système, si elle voit une opportunité pour attaquer la défense et prendre l’avantage, elle va le faire », soulignait son entraîneur, Chris DeMarco après la rencontre. « Elle l’a très bien fait en fin de match, mais aussi tout au long de la saison. »
Effectivement, depuis ses premiers matchs, Pauline Astier impressionne. Les soucis physiques de Sabrina Ionescu lui permettent d’obtenir davantage de minutes et elle en profite. Forte de son expérience européenne, la meneuse n’a pas eu besoin de beaucoup de temps d’adaptation lors de son arrivée en WNBA. Si elle a connu un léger coup de mou à la fin du mois de mai, elle s’est rapidement ressaisie et reste désormais sur trois sorties à au moins dix points.
« C’est vraiment une bonne joueuse et je dois sans cesse me rappeler que c’est une rookie, mais je suis vraiment impressionnée », complimente Jonquel Jones. « J’aime la manière avec laquelle elle approche le jeu sur le terrain, mais aussi en dehors. Elle a une longueur d’avance. »
Marine Fauthoux (enfin) de retour sur les parquets
Pauline Astier n’était pas la seule Française à observer lors de ce match face au Fever. À trois minutes de la fin du premier quart-temps, Breanna Stewart a cédé sa place à Marine Fauthoux. Une entrée en jeu qui a mis fin à un long chemin de croix pour la native de Pau. Victime d’une blessure aux ligaments croisés, la Française avait passé quasiment un an loin des parquets.
« Je pensais que j’allais pouvoir retrouver le terrain plus rapidement et que cela n’allait pas prendre un an », avouait-elle en amont de ce match face au Fever. « C’était long, mais j’ai pu en apprendre beaucoup sur moi. C’était une période difficile, mais je suis une femme forte et je sens que mon corps est plus fort qu’avant. »
Signée durant l’intersaison avec un contrat de développement, un nouveau type de contrat né de la dernière convention collective, Marine Fauthoux a réalisé une première sortie discrète sous les couleurs du Liberty. Elle n’a joué que cinq minutes en première période. Un court passage sur le terrain, où elle n’a pu prendre que deux tirs, tous deux manqués, tout en captant deux rebonds.
« Ce qui la caractérise avant tout, c’est son esprit de compétition », souligne Chris DeMarco. Interrogé au sujet de la place de Marine Fauthoux dans la rotation du Liberty, aux côtés de Sabrina Ionescu et Pauline Astier, il répond : « Si vous regardez la rotation, c’est vrai qu’elle joue aussi meneuse avec l’absence de Sabrina, mais ce qui compte avant tout, c’est sa combativité. Elle en veut vraiment et vous pouvez sentir sa présence lorsqu’elle joue. Nous sommes ravis de l’avoir parmi nous. »
Avec Marine Johannès déjà installée comme l’une des meilleures shooteuses de la ligue, Pauline Astier qui gagne du poids dans la rotation et Marine Fauthoux qui retrouve enfin les parquets, le Liberty prend en tout cas des airs de petite annexe de l’Equipe de France.




