Un peu plus de deux mois après une défaite expéditive en finale du tournoi de Doha contre Carlos Alcaraz (6−2, 6–1, en 50 minutes jeu), Arthur Fils s’est de nouveau pris un mur, cette fois face à Jannik Sinner, en demi‐finales du Masters 1000 de Madrid (6−2, 6–4, en 1h25).
Consultante pour Sky Sports et invitée à livrer son analyse, Marion Bartoli a expliqué que la marche était tout simplement encore trop haute pour le Français.
« C’était un peu la même chose qu’en finale à Doha contre Carlos Alcaraz, où il va trop vite, trop tôt. On sent qu’il n’est pas habitué à ce rythme, à cette précipitation. On a l’impression qu’il était presque constamment sur la défensive pendant les 25 premières minutes. Et sur cette surface et ce court, la balle part dans tous les sens, et en plus de ça, on ressent la pression de l’adversaire, qui, franchement, ne vous laisse aucune marge de manœuvre. C’est difficile. Il s’est remis de cette défaite en finale à Doha. Je suis convaincue qu’il s’en servira pour mieux jouer à Roland‐Garros. C’est comme ça qu’on progresse. Je me souviens d’avoir affronté Serena [Williams] : on se fait littéralement écraser sur le court, mais on repart de zéro et on décide qu’il faut s’améliorer sur tel ou tel point, et la fois suivante, on essaie de se rapprocher un peu plus. C’est ainsi qu’au bout de deux ou trois ans, on finit par se rapprocher un peu plus. Mais pour l’instant, l’écart entre Sinner et Alcaraz et le reste du peloton est énorme. »




