Les Wolves ont complètement changé de visage en quelques semaines. Naz Reid et Julius Randle sont partis, tandis que LaMelo Ball et Jonathan Kuminga sont venus rajeunir le noyau autour d’Anthony Edwards.
Mais derrière cette transformation express se cache un travail de longue haleine. Invité du podcast « Daily Delivery » du Minnesota Star Tribune, le GM Matt Lloyd a ainsi raconté les coulisses des deux dossiers majeurs de l’été.
À commencer par LaMelo Ball, récupéré lors de la Draft dans un échange avec Charlotte.
« L’opportunité de récupérer LaMelo a été le produit de nombreux coups de téléphone pendant plusieurs années », explique Matt Lloyd. « Ce n’est pas quelque chose qui apparaît soudainement. »
Des années de discussions pour LaMelo Ball
Le dirigeant de Minnesota explique avoir entretenu un dialogue régulier avec Jeff Peterson, son homologue des Hornets. Les discussions ont réellement accéléré à l’approche de la Draft avant que les bases du transfert ne soient posées lors de la deuxième soirée, puis finalisées au petit matin.
Cette réflexion avait pourtant commencé bien plus tôt. Après l’élimination en finale de conférence en 2025, puis celle face aux Spurs au deuxième tour la saison dernière, Minnesota estimait notamment devoir gagner en jeunesse, en vitesse et en création. « Pouvions-nous améliorer notre création, notre tir à 3-points, notre taille sur les postes arrières, devenir un peu plus interchangeables et athlétiques ? », énumère Matt Lloyd.
Le profil de LaMelo Ball cochait beaucoup de ces cases. Son arrivée a cependant obligé les Wolves à sacrifier Naz Reid, puis à se séparer de Julius Randle, laissant un énorme vide au poste 4. Et le deuxième chantier a commencé.
94 coups de téléphone pour Jonathan Kuminga
Minnesota a exploré plusieurs pistes, jusqu’à finalement convaincre Jonathan Kuminga de signer pour deux ans et 12,4 millions de dollars. Et les Wolves ne pourront pas être accusés d’avoir manqué de persévérance…
« Ma femme m’a demandé à un moment combien de fois son agent m’avait appelé », raconte Matt Lloyd. Le GM a alors vérifié son historique téléphonique : entre le 15 juillet et la signature de Jonathan Kuminga fin août, il avait échangé à 94 reprises avec Aaron Turner, l’agent du Congolais !
« C’était le produit de beaucoup, beaucoup de coups de téléphone et de beaucoup de temps investi », résume-t-il.
Anthony Edwards a également joué un rôle majeur. La star des Wolves a ainsi directement participé aux discussions pour convaincre l’ancien joueur des Warriors et des Hawks de rejoindre Minneapolis.
« Anthony Edwards a vraiment joué un rôle déterminant dans son recrutement », confirme Matt Lloyd. « Nous avons eu plusieurs discussions avec lui et ses représentants et, entre Chris Finch, Tim Connelly, Alonzo Gee et notre staff, tout s’est finalement mis en place. »




