Ces dernières années, la NBA a fait de nombreux efforts pour limiter le « tanking ». En instaurant des amendes pour les équipes qui laissent au repos leurs meilleurs joueurs ou en inventant le « play-in », qui permet à des formations en dehors du Top 6 de se battre plus longtemps pour espérer disputer le premier tour des playoffs.
La dernière pierre en date, c’est cette réforme « 3-2-1 » de la « lottery », votée en mai et pensée pour ne plus offrir les meilleures chances aux trois plus mauvais bilans de la saison régulière, afin de réduire l’intérêt de perdre volontairement en fin de saison. Toutes les franchises ont voté pour, sauf les Grizzlies, que cela n’arrangeait pas.
La saison 2026/27 va servir de révélateur pour savoir si cette réforme va, oui ou non, profondément changer l’attitude de certaines franchises. En tout cas, les dirigeants s’accordent à dire que c’est une bonne idée.
« Peut-être que la ligue va devenir compétitive comme rarement, voire comme jamais auparavant. Personne n’a intérêt à perdre et c’est génial pour la NBA », indique le président des Wolves, Tim Connelly. « C’est le but, non ? », ajoute le GM des Nets, Sean Marks. « La ligue veut que la compétition soit présente du début à la fin. »
Un intérêt de gagner à tous les étages
Sam Presti, clairement pas concerné actuellement avec le Thunder, ne pense pas à cette seule saison à venir. « Ce genre de changements aura, sur le long terme, un impact positif important sur le produit proposé par la ligue », prévient le président d’Oklahoma City, qui imagine que « le bas du classement va être nettement plus solide ».
Entre la NBA Cup à l’automne, l’avantage du terrain à aller chercher, le Top 6 synonyme de qualification directe pour le premier tour, le « play-in » à décrocher et désormais les dernières places à éviter, le suspense et le besoin de victoire seront partout. C’est en tout cas ce qu’espère la NBA…
« On a l’impression de disputer des matchs importants tous les soirs désormais », résume Koby Altman, le président des Cavaliers, au sujet de l’environnement à venir. « Le tanking n’est plus un sujet : il n’y a dorénavant plus d’intérêt à perdre. C’est génial de savoir qu’il va falloir se battre tous les soirs et être à fond. »














