La guerre entre la NBA et l’Euroleague n’a peut-être pas encore commencé… qu’elle pourrait déjà laisser place à une alliance. Selon La Gazzetta dello Sport, information confirmée par L’Équipe, la NBA a formulé une offre afin d’entrer au capital de l’Euroleague, à un an du lancement attendu de NBA Europe.
Les propriétaires des 13 clubs actionnaires de l’Euroleague vont désormais se réunir le 5 octobre à Milan pour étudier cette proposition. Deux options se dessinent : accepter l’offre de la NBA et bâtir NBA Europe sur les fondations de l’Euroleague actuelle, ou poursuivre le projet concurrent préparé depuis plusieurs mois.
Pour l’instant, les détails de l’offre américaine ne sont pas connus. La NBA doit encore réunir son « Board of Governors » dans les prochains jours, mais cette approche confirme qu’elle n’a pas abandonné l’idée d’un rapprochement avec les principaux acteurs du basket européen.
Une bataille qui pourrait être évitée
Chus Bueno, le patron de l’Euroleague, avait pourtant récemment affiché un ton très offensif face à l’arrivée de NBA Europe. Tout en privilégiant toujours la voie d’un accord, l’ancien dirigeant de la NBA avait prévenu que l’Euroleague était prête à affronter frontalement la nouvelle compétition si les négociations échouaient.
Un rapprochement ne constituerait toutefois pas un revirement complet. Lors de l’arrivée de Chus Bueno à la tête de l’Euroleague, la NBA avait déjà affiché son souhait de trouver un terrain d’entente avec la compétition européenne.
L’Euroleague travaille néanmoins à sa propre transformation pour 2027/28, avec un passage de 20 à 24 équipes. Le projet prévoit également de pérenniser les 13 clubs actionnaires actuels sous la forme de franchises permanentes, tandis que huit autres tickets permanents seraient proposés.
Une logique qui se rapproche du modèle imaginé par la NBA, qui table de son côté sur 12 villes permanentes, dont Paris, Lyon, Madrid et Barcelone, auxquelles viendraient s’ajouter quatre équipes qualifiées par la voie sportive.
En cas d’accord, la NBA éviterait donc d’avoir à construire seule une nouvelle compétition face à une Euroleague solidement implantée. À l’inverse, un refus ouvrirait la voie à une grosse bataille pour le contrôle du basket de clubs sur le continent. Le 5 octobre pourrait ainsi marquer un tournant majeur dans l’avenir du basket européen.




