« Notre rôle, en tant que FIBA, est de prendre soin des parties prenantes à tous les niveaux de la pyramide de la FIBA. » De passage à San Antonio, à l’occasion du Game 2 des Finals NBA, Andreas Zagklis s’est exprimé devant la presse internationale pour esquisser plus en détail les contours de la NBA Europe.
Dans cette optique de « prendre soin » des forces en présence, le secrétaire général de la FIBA s’est arrêté sur « l’un des éléments clés et nouveaux du projet », dont il n’était pas question lors des annonces de l’an dernier : « Les équipes qui se qualifient pour la compétition auront un revenu de départ égal et un accès égal aux revenus liés aux performances. »
Un moyen, selon le dirigeant, d’attirer les investissements dans le processus d’appel d’offres actuel pour les franchises. « C’est quelque chose qui rendra le basket de club en Europe très attractif, non seulement pour ceux qui ont une place permanente, mais aussi pour au moins 150 autres clubs en Europe », imagine le secrétaire général.
Pour mémoire, ce nouveau championnat semi-fermé comprendra 12 équipes permanentes sur les 16 participantes. Pour assurer son lancement sur des bases solides sur le plan financier, la NBA a l’intention d’investir plus de 3 milliards de dollars afin de soutenir cette ligue et ses membres.
8 millions de dollars par club
Selon EuroHoops, ce total investi inclura des « paiements de participation garantis » pour chaque équipe dès la première année. Paiements qui devraient s’élever à 8 millions de dollars par club et par an, et qui pourraient augmenter d’année en année selon les performances de l’équipe.
Au-delà du volet financier, on y voit aussi un peu plus clair au sujet du système de qualification des quatre formations non permanentes de cette ligue, qui doit voir le jour en octobre 2027 : les tickets d’entrée seront obtenus via la Ligue des champions (BCL) et via un ou plusieurs tournois de qualification en fin de saison, pour les meilleures équipes des ligues nationales.
« Dans l’hypothèse où nous commencerions en octobre 2027, à la fin de cette saison, nous aurons le Final Four de la BCL et les tournois de qualification, ce qui nous donnera les quatre équipes qui joueront dans notre ligue la saison suivante », poursuit Andreas Zagklis.
Un accord encore possible avec l’Euroleague ?
Ce dernier n’exclut par ailleurs pas un éventuel terrain d’entente avec l’Euroleague, même si ce projet de NBA Europe se fera « avec ou sans accord » avec la ligue européenne historique. Le dirigeant considère que, derrière les querelles persistantes entre les deux entités, l’important est que les fans y trouvent leur compte.
« Les supporters de chaque club doivent être respectés. On doit s’assurer que si vous soutenez Malaga, l’Unicaja ait une chance de jouer dans une ligue majeure. Je mentionne Malaga parce qu’ils ont joué en Euroleague, ils étaient actionnaires de cette ligue et un jour, par une décision à laquelle l’Unicaja n’a pas pris part, ils ont cessé de faire partie de cette ligue […] Certains supporters sont privilégiés aujourd’hui et ne le seront peut-être plus demain », prévient le dirigeant.
Le choix de Malaga comme exemple paraît toutefois paradoxal. En décembre dernier, son président Antonio Lopez Nieto assurait que son club ne serait « jamais une franchise NBA », tout en s’inquiétant d’une prolifération des compétitions.
« Les gens sont perdus, nous divisons les intérêts, les joueurs sont surchargés de matchs et les blessures sont très fréquentes. Ce n’est pas viable économiquement ; c’est de la folie. C’est un problème d’egos, et toutes les parties devraient s’asseoir et faire preuve de bon sens », lançait-il alors.




